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Hongrie situation politique et économique année 2012 :
14 février, 2012, 2:41
Classé dans : economie,politique

Je vais comme prévu répondre aux questions qui m’ont été posées directement ou non, afin de ne contrarier personne je vais essayer d’expliquer très brièvement la situation en Hongrie en espérant que cela apportera des éléments de réponses à certains                    
je vais tout au long de ce texte justifier mon choix bien qu’il ne soit pas définitif et que je sois ouvert aux autres avis :

Avant toute chose, il est essentiel de rappeler la situation politico-économique de la Hongrie durant les années qui ont précédé pour comprendre les mesures prises par  le gouvernement actuel ainsi que les réactions étrangères : Le pays est sous le joug de politiques d’austérité successives depuis fort longtemps notamment durant les années 2002 à 2010 où  le MSZP, parti socialiste hongrois, était au pouvoir.

Certes, il y avait des périodes douces, et la pilule était assez facile à digérer mais, ne le cachons pas, depuis la fin du régime communiste en Hongrie, les hongrois doivent se serrer la ceinture et ont connu une très courte période où ils pouvaient dépenser autant qu’ils voulaient. Les hongrois ont toujours connu des restrictions, et n’ont pas encore entièrement rattrapé leur retard sur les pays d’Europe Occidental d’où une certaine frustration. Une cure d’austérité a été réalisée conformément aux attentes du FMI avec les gouvernances  de  Ferenc Gyurcsány (MSZP) de 2002-2008 et de Gordon Bajnai  intérimaire aussi membres du MSZP en 2009.

La Hongrie était alors en pleine crise économique et fut le premier pays de l’Union Européenne à bénéficier d’un prêt du FMI. Ainsi les hongrois sont en quelques sorte sous la tutelle du FMI depuis 8 ans, d’où un comportement virulent et violant à l’encontre de l’agence internationale. La preuve en est la campagne et la politique de Monsieur Viktor Orban lors des dernières élections d’avril 2010 hostiles au Fond Monétaire International.

En effet, l’actuel premier ministre avait axé une partie de sa campagne sur  une indépendance et un combat vis-à-vis de l’agence internationale, ce qui explique en grande partie sa large victoire sur ses opposants socialistes.

Aujourd’hui, alors que les Etats européens se voient un par un obligés de mettre en place des plans d’austérité pour pouvoir bénéficier d’aide de la part du FMI ou de l’Union Européenne, lequel de ces pays ne voudrait -il pas s’en déroger ?

Surtout que le principal problème de ces solutions est que ce sont des solutions sur le long terme dont les résultats tardent à venir. Or les populations veulent des améliorations sur le moyen terme ou plutôt sur le court terme, surtout quand on leur en demande de plus en plus.

Hélas nous ne connaissons point d’autres alternatives qui peuvent sur le long terme rétablir la stabilité économique des Etats, sinon nous aurions recours à autre chose, ou du moins nous ferions moins souvent appel au FMI. Malgré sa volonté d’indépendance vis à vis du FMI, la Hongrie s’est trouvée dans une piteuse situation : En effet, les agences de notation ont classé la Hongrie dans la catégorie spéculative, comment en est -on arrivé là?

Les agences de notation sont hélas aussi politiques, en effet, c’est le gouvernement hongrois qui a été sanctionné pour ses mesures économiques dites « peu orthodoxes » : Le gouvernement hongrois a mis en place des mesures très restrictives qui sanctionnent le monde des finances car le premier ministre et ses partisans veulent faire la guerre aux finances, en exagérant un peu l’idée, ou du moins la réguler. Ainsi ont été adoptés une taxe sur les banques en 2010, sur les entreprises étrangères ce qui relève ici peut être plus du protectionnisme et enfin tout récemment « le contrôle » de la banque centrale hongroise par le gouvernement.

Maintenant que ces faits ont été rappelés, nous pouvons en venir au rappel des différentes mesures adoptées ces deux dernières années et qui ont suscité de vives réactions en Europe, puisque le temps ne me suffit pas je ferai un choix et je m’en excuse d’avance.

Nous allons revenir point par point sur certaines mesures. Il est en effet indispensable de séparer les éléments car les médias ont un don extraordinaire pour parler de cinq thèmes différents en moins de trois minutes.

Chaque sujet demande une analyse profonde sur laquelle on pourrait passer des années ou des mois, et face à la quantité affolante d’informations qui arrivent de partout dans le monde les médias ne peuvent que relater au mieux mais souvent désinformer parfois contre leur gré. Nous sommes dans la désinformation continuellement et parfois même dans la manipulation.

En effet, lors des dernières manifestations de l’opposition, les médias étrangers avaient relaté avec brio comment les médias nationaux proches du gouvernement manipulaient le peuple en montrant les rues de Budapest vides de tous manifestants via un envoyé spécial situé il est vrai à l’extrémité d’une rue où il n’y avait personne.

Mais si nous fumes dans une dictature comme je l’entends souvent, cette information n’aurait même pas figuré dans le journal et encore moins «  à la une ».

Que dire de l’inverse, si on peut manipuler dans un sens on le peut dans l’autre.

Les médias en Hongrie ont toujours fait l’objet d’une dispute entre le pouvoir et l’opposition, quelles que fussent les parties. Les médias ont été aux mains officieusement de la gauche hongroise pendant huit ans, d’où une mesure réactionnaire du Fidesz : la fameuse loi sur les médias du premier Janvier 2011.

Finalement ce gouvernement a fait la même chose que ses prédécesseurs mais de façon officielle et là a été le problème. Je vous l’accorde, cela est peu démocratique, mais aura tout de même permis de faire la lumière sur une triste pratique qui n’est pas seulement un problème hongrois.

Plus généralement, on peut poser la question des rapports entres les pouvoirs politiques et les médias en Europe,  mais là n’est ni le but ni le sujet de mon texte, mais j’aimerais tout de même faire remarquer que l’Union Européenne a plus de facilité à sanctionner un Etat comme la Hongrie que d’autres qui constituent de grandes puissances de l’Europe pour les même motifs. Je vous laisse deviner à qui je fais allusion.

De plus, concernant la loi sur les médias, la Commission européenne a envoyé une liste précise des points à revoir et ces derniers ont été rectifiés et la loi amendée, ce qui lui permet d’être désormais conforme aux normes européennes.

Mais évidemment nous n’en n’avons que très peu étendus parler. Lors des manifestations anti –gouvernementales il y avait entre 30 000 et 100 000 hongrois dans les rues de Budapest mais où sont les autres? Nous avons eu des détails et des reportages à propos de ces manifestations tous les jours pendant une semaine mais nous n’avons nullement eu écho de la contremanifestation de soutien au gouvernement hongrois Fidesz-KDNP qui a réuni entre 100 000 et 500 000 budapestois le samedi 22 janvier  pourquoi ? Tous ces gens sont-ils dupe de Viktor Orban ?

Parmi les rares médias qui en ont parlé, je pense à BFMTV et hulala ; ils nous ont livré des détails grotesques et inutiles sur la tranche d’âge de la population qui manifestait et sur son orientation politique, choses auxquelles nous n’avons pas eu le droit pour les manifestations de l’opposition. Ceci me laisse perplexe et me donne l’impression qu’on veut tout simplement discréditer ce rassemblement.

Certes comme partout en Europe les gens sont de plus en plus tentés par l’abandon d’une partie de leur liberté individuelle et donc d’une partie de la démocratie au détriment de la prospérité.

Nous en avons des exemples tous les jours avec l’instauration sans contestation et souvent bien accueillie des gouvernements de technocrates de l’économie à la tête d’Etat comme c’est le cas en Italie avec M. Monti et en Grèce avec  Papademos. De plus nous pouvons être certains que ces derniers resteront en place jusqu’aux prochaines élections. Dans ce cas que dire de la démocratie dans ces pays-là ?

Le problème dont souffre la Hongrie ne lui est pas spécifique. En effet, la Hongrie se replie sur elle-même et est tentée par les extrémismes, ce que nous avons vu avec pour la première fois depuis 1989 au gouvernement un partis d’extrême droite. Mais quels pays  ne le fut pas ? Partout les extrémismes ont gagné du terrain en Europe : En France le Front National monte en puissance et nous pourrions débattre sur l’Etat de la démocratie partout en Europe, en Suisse même si vous remarquerez qu’on ne s’y intéresse pas car pas dans l’Union Européenne, il en est de même, en Italie la Liga Del Nord repose sur les vestiges de l’époque de Mussolini, partout même en Scandinavie on a assisté et ce pour la première fois à l’introduction d’un parti d’extrême droite au Parlement, idem en Angleterre. Pas un pays européen n’a depuis 2008 échappé à ce phénomène, pourquoi ?

Parce que l’Union Européenne et les Etats eux même sont dans une situation anomique.Ce phénomène de repli sur soi traduit une profonde frustration qui résulte de problèmes économiques et sociaux que ni l’Union Européenne, ni les grands partis politiques nationaux n’arrivent à résoudrent.Maintenant concernant le statut de la banque centrale :

La Hongrie a été mise en examen par la Commission Européenne pour trois infractions et contrainte à modifier sa Constitution dans un délai d’un mois sous peine d’être sanctionnée par  la Cour de Justice de l’Union Européenne. La Hongrie s’est dotée d’une nouvelle constitution abrogeant celle de 1949 maintes fois amendée dans les années 90 suite au départ des troupes soviétiques du pays. Les arguments qui justifient une nouvelle Constitution sont d’après ces législateurs :

Le renouveau du pays, la volonté du  peuple de se détacher entièrement de son passé et de créer une nouvelle Constitution qui reflète mieux la société hongroise d’aujourd’hui et qui se veut novatrice et exemple pour les autres constitutions du monde.

Si la Hongrie attise les critiques de la presse internationale c’est parce que dans la nouvelle Constitution hongroise il est écrit que les membres de la banque centrale hongroise seront élus non plus par des membres indépendants du gouvernement mais par ce dernier, que le premier ministre pourra assister aux réunions et qu’il ne pourra plus y avoir de réunions privées puisque le gouvernement devra être tenu au courant de l’ordre du jour de l’institution.

Rappelons que l’indépendance des banques centrales nationales des Etats membres de l’Union Européenne fait partie des garanties des traités fondateurs de l’UE, mais ce qu’on ne dit pas c’est que dans la pratique un grand nombre d’Etats font la même chose fait  mais de manière officieuse.

En effet, donnez-moi un pays dans lequel l’influence du chef de l’Etat ou son autorisation en aval n’est pas nécessaire pour la nomination du directeur de la banque centrale ?

Si les médias internationaux parlent autant de la Hongrie et que les critiques sont si nombreuses c’est parce que le premier ministre hongrois s’attaque au monde des finances, ce que bien d’autres politiques notamment des socialistes dans d’autres pays européens rêveraient de faire mais ne l’avouent qu’à demi-mot.

Le problème est que les personnes auxquelles s’attaque le gouvernement sont des personnes puissantes qui ont tout intérêt à faire tomber le gouvernement et à en montrer une image négative et souvent exagérée.

Toujours dans la Constitution, pour ce qui est des craintes quant à la disparition « de la république hongroise », il faut savoir que ce mot n’a pas du tout le même sens et la même valeur là-bas qu’ici et cela n’est pas synonyme contrairement à chez nous d’une dérive autoritaire.

Le contexte dans lequel la République française a disparu en 1940 n’est pas du tout comparable.

Enfin le dernier point sur lequel j’aimerais revenir et qui revient tout le temps, c’est celui de la situation des roms en Hongrie.

Il y a un problème avec les Roms et je suis le premier à le déplorer. Nous allons évidemment tous penser que la Hongrie est un pays xénophobe et limite fasciste si à chaque reportage nous nous rendons à Gyögyöypata l’un des villages administrés par le Jobbik qui en fait un camp géant d’expérience raciste et néo-fasciste.

Pour ce qui est de ces problèmes, seuls les villes et villages administrés par le Jobbik sont le théâtre de démonstrations anti-roms consenties par la population et la police.

Il y a eu des problèmes avec la police nationale qui n’a en effet pas assuré son rôle et n’a rien fait pour protéger les roms lors de ces démonstrations anti-roms, mais rappelons que le gouvernement a réprimé certains membres de la police et a interdit les démonstrations « en costumes nazis ».

De plus comment expliquer alors que le gouvernement hongrois a proposé, et c’est bien l’un des seuls je crois, une solution européenne au problème des roms ? ( voir mon  article précèdent : Bilan de la présidence hongroise de l’Union Européenne du 15 juillet).

Dire que le gouvernement hongrois comme je l’entends souvent parce que de droite et conservateur est un gouvernement d’extrême droite est une absurdité, ce n’est pas parce que dans le mot extrême droite il y a le mot droite que les deux se mélangent, le raccourci est trop facile bien que parfois il n’y ait qu’un pas entre les deux je vous l’accorde il n’a pas été  franchi et ce risque existe partout, idem pour la gauche et l’extrême gauche.

Concernant les derniers points sur lesquels il y a polémique à savoir la reconnaissance de seulement treize religions et qui seront de facto les seules à bénéficier de subventions de l’Etat, je tiens à dire tout simplement qu’il en est ainsi dans de nombreux Etat et que personne ne s’en plaint.

Et enfin, pour terminer, le passage à un vote uninominal à un tour, au lieu de deux, n’a rien d’antidémocratique et des pays l’ont déjà prouvé par le passé et continuent de le faire.

Enfin deux mots sur les inquiétudes infondées selon lesquelles des membres du Fidesz parti au pouvoir auront accès à des postes-clés dans des institutions au mandat plus long que les parlementaires.Cela a déjà été le cas dans l’histoire du pays et n’a posé aucun problème. De plus, ces mêmes membres appartenant au Fidesz sont bel et bien indépendants puisqu’ils sont, tout comme la Commission Européenne, qualifiés de contraires à la constitution hongroise et aux traités européens la loi sur les médias pourtant votée par le Fidesz.

Ainsi je voulais juste apporter des nuances grâce à des éléments supplémentaires que je pense indispensable pour comprendre la situation et qui ne figurent que très rarement aux informations.

J’ai aussi voulus comprendre pourquoi une grande partie de la population soutient ce gouvernement et pourquoi le premier ministre hongrois est le  troisième homme politique préféré des hongrois dans un tel conteste de contestations.

De plus les choses qui ressortent à l’étranger sur le pays, ne font que crée des litiges et font naître en Hongrie quelques choses de nouveau et de très effrayant, à savoir un sentiment anti-européen accompagner de l’extrémisme montant. Chose navrante et à long terme et  préjudiciable pour les hongrois, européens et les bonnes relations au sein de l’Union Européenne, dans l’un des pays les plus europhile de l’Union.

En somme les hongrois aimaient l’Europe mais pour encore combien de temps ?



Economie quelque chiffres :
30 août, 2011, 22:35
Classé dans : economie

La Hongrie à rejoint l’OCDE en 1996.
Elle a été pendant très longtemps « le meilleur élève » parmi les néo-entrant de l’UE en 2004.
Le PIB hongrois a augmenter de 42% entre 1995 et 2009
Dette publique est en 2009 de 85,2% en dessous de la moyenne de l’OCDE qui est de 90,6%
Déficit budgétaire -4,3% du PIB.
Chômage : 10.8%
Inflation : 3%
PIB par habitants : 19765. variation entre 1995 et 2009 : +47%.
La Hongrie à sévèrement touchée par la crise de 2008, avec pour la première fois depuis 1995 une baisse de son PIB -6,3%.
Aujourd’hui elle remonte la tête, et devrait connaître une croissance de 3% pour 2011.
La monnaie a été pendant très longtemps le Pengös.
Puis en 1945, l’URSS abolie cette monnaie et crée le Forint, monnaie actuelle du pays, elle stagne entre 250HUF et 280HUF pour 1€.
Les femmes représentaient 46,1% de la population active, un taux presque inchangé depuis 1992 supérieur à la moyenne de l’OCDE.
Espérance de vie 73,8 ans.
La Hongrie est le pays de l’OCDE ou la part des dépenses pharmaceutique ont été les plus élevées.
La Hongrie est le pays de l’Union Européenne ou le taux d’incidence du VIH est le plus bas.
La croissance économique à repris en 2010 grâce à la demande extérieure.


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