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La Hongrie, un Etat isolé ?
12 mai, 2015, 4:09
Classé dans : Histoire,politique

Samuel P. Huntington dans son ouvrage  le choc des civilisations  paru en 1993 analyse la situation du monde après l’effondrement de l’URSS et la fin de la période de « la guerre froide ».

L’auteur utilise pour son analyse le prisme des civilisations :

Avant tout, il donne une définition du terme même de civilisation et va par la suite en dénombrer huit. Pour définir le terme de civilisation, Huntington se base sur des définitions de la notion de civilisation donnés par des historiens notamment celle de Fernand  Braudel dans la grammaire des civilisations de 1963.

L’étude des civilisations relève de l’histoire et de la sociologie puisque comme le dit si bien Huntington : « l’histoire des hommes, c’est l’histoire des civilisations ». De plus, celles-ci sont pour l’auteur des éléments qui permettent une identification, ce sont comme des instruments, des outils qui permettent aux Hommes de se repérer. Ainsi cette phrase en atteste et donne une bonne idée de ce que la large notion de civilisation peut recouvrir : 

«Ce sont ces diverses civilisations qui ont fournis aux hommes leur principaux critères d’identification à travers l’histoire ».  Les civilisations sont donc un ensemble d’éléments qui font que les individus vont s’identifier à un groupe donné de personnes et en général ce groupe est située dans une aire géographique qui correspond aujourd’hui à au moins deux Etats. En tout état de cause l’élément commun à toute civilisation est la culture, la religion et la langue ayant également un rôle prépondérant puisque constitutive de la plus part des cultures et donc des civilisations. Cette définition partielle de la notion de civilisation et les éléments qui la constituent sont à mémoriser pour la suite de l’écrit qui fera référence à cette définition des civilisations.

Enfin, et en dernier lieu, le choix de retenir uniquement huit civilisations est justifiée par l’auteur. En effet, ceci est indispensable car au fil de l’histoire et selon les considérations et définitions retenues de la notion de civilisation il est possible d’en dénombrer plus ou moins que huit.

Les civilisations reposent souvent selon Huntington sur des « Etats phares » qui sont les « leaders » des groupes d’Etats qui constituent les civilisations. Pour qu’un Etat soit qualifier d’Etat phare il faut qu’il y est une certaine hégémonie au sein du groupe, c’est-à-dire qu’il domine les autres Etats de la civilisation et ceci au regard de facteurs ou considérations objectives mais aussi subjectives : Premièrement, il faut qu’il y est une réelle domination objective c’est-à-dire que de par sa puissance militaire, économique, diplomatique notamment il bénéficie de plus de moyens que les autres Etats. Ensuite, il faut aussi que cet Etat soit subjectivement Etat phare c’est-à-dire qu’il se considère et se revendique au sein de sa civilisation comme tel et qu’il soit également considérer comme l’Etat phare par les autres Etats membre de sa civilisation. Autrement dit, dans l’idéal la domination et le statut de l’Etat phare n’est pas contester au sein de sa civilisation, il n’y a donc pas de concurrence, un seul Etat se dégage du groupe d’Etats. Toutefois, si aucun Etat phare ne peut exister sans civilisation, l’inverse est faux.  Effectivement, il est possible qu’une civilisation existe sans pour autant qu’elle est d’Etats phares, l’exemple le plus éloquent en ce sens est celui de la civilisation musulmane.

Enfin et en dernier lieu il y a les Etats qualifiés d’isoler qui sont selon Samuel Huntington des Etats appartenant à aucune civilisation. Cette notion et ce concept d’Etat isolé sera plus amplement étudier tout au long du développement de cet écrit.

Cet écrit va se consacrer à cette notion et conception d’Etat isolé théorisée par Samuel P. Huntington et la question qui va être posé va être celle de savoir si aujourd’hui en 2015 il y a d’autres Etat isolé que le Japon qui en est l’archétype dans l’ouvrage d’Huntington. Cette question et la recherche de l’identification d’autres Etats isolés dans le monde est pertinente car le tableau dressé par Samuel Huntington dans le choc des civilisations est de 1993. Or, le monde change et les Etats aussi, ainsi leur statut peut être amené pour des raisons objectives et factuelles ou bien par le fait de politiques spécifiques à changer. Alors quelle Etat choisir pour cette étude ? Premièrement, un Etat isolé doit sembler isolé subjectivement au regard des autres et sembler l’être par des éléments factuelles.  L’isolement qu’il soit subjectif ou objectif se manifeste par la différence. Différence par rapport à qui ? Par rapport aux autres Etats de la région de l’Etat concerner, au groupe auxquelles il est censé appartenir, aux voisins géographique dudit Etat.  

La France étant un Etat européen et membre de l’Union européenne notamment, il est naturel d’être plus attentif aux changements et évolutions perçues en Europe, d’où le choix de choisir un Etat qui se trouve sur le continent européen.

Aujourd’hui deux Etats en particulier se distinguent en Europe ou plus précisément au sein de l’Union européenne étant donné que les frontières de l’Europe géographique font débat et ne sont pas bien établies. Il s’agit de la Grèce dont les médias parlent beaucoup en raison des problèmes financiers de celle-ci et de la volonté de son nouveau gouvernement de mettre fin aux politiques d’austérités. Mais outre ces raisons la Grèce ne fait pas vraiment « parler » d’elle donc elle ne fera pas l’objet de l’étude. L’autre Etat qui fait l’objet de vives inquiétudes et non pour des raisons économiques est la Hongrie petit Etat d’Europe centrale. Aux regards des critiques à son encontre de la part des institutions de l’Union européenne mais aussi du Conseil de l’Europe, d’institutions internationales telle que le Fond monétaire international ou encore la Banque mondiale, la Hongrie est de fait de plus en plus isolée. En effet, depuis 2010 et l’arrivée au pouvoir du Fidesz parti de centre droit et de son premier ministre Viktor Orbán, la Hongrie fait l’objet de critiques et d’interrogations. Sa politique si bien intérieure qu’extérieur est critiquée à tel point qu’aujourd’hui la Hongrie dans l’Union européen fait l’objet de méfiance, son appartenance à la civilisation occidentale et aux institutions européennes étant même remise en cause.

Cet état de fait est parfait pour faire l’objet de l’étude et de savoir si la Hongrie est un Etat isolé au sens ou l’entend Samuel P. Huntington. Ainsi la question qui fera l’objet de l’étude et à laquelle il faudra essayer de trouver une réponse est la suivante : la Hongrie est t’elle un Etat isolé selon la conception de Samuel Huntington de l’Etat isolé ?

Pour répondre à cette question il faudra voir dans un premier temps en quoi la Hongrie est un petit Etat qui cherche à s’exprimer en s’isolant (I) ; puis à l’issue de l’étude il sera démontré que la Hongrie est un Etat européen (II). 

I)                    La Hongrie un petit Etat qui cherche à s’exprimer en s’isolant :    

La Hongrie membre de l’Union européenne depuis 2004, peine tout comme de nombreux Etats à se faire entendre et exprimer ses avis et opinions dans une Union à 28.

Par conséquent, elle cherche à attirer l’attention en jouant la carte de la différence (B), et en insistant sur des spécificités culturelle qui font d’elle un Etat différent (A).

A)     La Hongrie un petit Etat isolé dans l’Union européenne : 

Comme cela a été dit dans l’introduction, la Hongrie est isolée depuis peu en raison notamment de la politique menée par le gouvernement Orbán depuis 2010. Mais ces éléments factuels permettent de s’interroger sur la société hongroise et son peuple et de poser la question suivante : Y a-t-il des éléments objectifs qui font de la Hongrie, un Etat différent des autres dans l’Union européenne et donc peut être un Etat isolé ? Autrement dit, est ce que d’autres raisons plus durables que la politique peuvent expliquer l’isolement de fait de la Hongrie ? La politique extérieure du gouvernement hongrois n’est t’elle pas une manière d’exprimer et de refléter la spécificité d’un peuple et d’un Etat différent de ses voisins ? Pour répondre à ces questions il faut regarder les spécificités de la Hongrie et deux ressortent particulièrement, il s’agit de la langue et de la culture :

En effet, ces deux aspects semblent être des données qui peuvent expliquer une différence et un isolement dans l’Union européenne. Premièrement et indéniablement la langue hongroise est un élément majeur qui rend ce peuple spécifique et différent au sein de l’Europe. En effet, le hongrois a pour racine linguistique le finno-ougrien et non pas le slave, le latin, le romain, le celte ou encore une langue germanique. Autrement dit le hongrois n’appartient à aucun groupes de langue d’origine indo-européenne, et la Hongrie est le seul pays en Europe avec la Finlande et l’Estonie à être dans cette situation. Pourquoi autant prêter attention à la langue ? Pour plusieurs raisons : Tout d’abord et même si à premières vu elle semble être un critère de rattachement civilisationelle moins important que la religion, elle n’est pas pour autant négligeable. En effet, les peuples de pays différents se rassemblent et se rapprochent en raison de leurs similitudes linguistiques et culturelles en plus du religieux ou à la place de ce dernier. Ensuite, la langue est un élément fondamentale de la culture, elle est constitutive de celle-ci, les spécificités de la langue se reflète dans la culture et inversement. De ce fait et en raison de l’origine linguistique a part de la Hongrie, sa culture est tout autant atypique de celle des Etats qui l’entourent. En guise d’illustration le mot Turul désigne l’oiseau légendaire mélange d’un faucon et d’un aigle qui a conduit les hongrois de l’Oural aux pleines du Danube. Ce mot prend son origine dans le turc dont le terme similaire au hongrois signifie faucon. La langue hongroise est composée de nombreuses langues qui ont été emprunté par les hongrois lors de leurs échanges et interactions avec les autres peuples. En effet le hongrois langue ouralienne a emprunté en autre notamment des mots aux langues slaves, latines, à l’allemand, aux langues turques et indo-iraniennes. Pour toutes ces raisons la Hongrie présente déjà une spécificité linguistique et culturelle importante au sein de l’Europe. Or, cette spécificité a des répercussions importantes sur le plan psychologique si bien pour les hongrois que pour les autres européens dans leur manière de percevoir la Hongrie : Les hongrois se sentent différents de leurs voisins en raison de cette spécificité linguistique et culturelle, la barrière de la langue joue un rôle essentielle dans ce ressenti d’être unique mais aussi isolé des autres peuples et Etats européens. Étant donné que les hongrois ne peuvent communiquer qu’entre eux et que personne d’autres hormis leurs lointains voisins géographique estoniens et finlandais peut être, ils sont comme géographiquement de part la langue isolé au sein de l’Europe géographique comme sur une île dans l’océan Europe. Cette spécificité qui ressort d’une donnée objective va nourrir ce sentiment d’isolement et donc par conséquent deux comportements vont se manifester. D’une part, la crainte liée à des interactions et des échanges avec d’autres peuples et civilisations dans la mesure où ceux-ci pourraient menacer l’authenticité de la langue et de la culture hongroise. Ensuite cette spécificité peut également nourrir des discours qui consistent à démontrer et faire croire aux autres Etats européens que les hongrois sont des victimes qui doivent être protégé. Enfin autre comportement qui trouve son origine dans cette spécificité culturelle et linguistique la fierté de cette spécificité et son affirmation auprès de la communauté européenne et dans une moindre mesure dans  le monde. Tous ces comportements, conceptions et manière de voir les choses sont liées à cette spécificité et sont bien présents dans l’esprit des hongrois et aussi dans celui des élites politiques. Ainsi le premier ministre hongrois Viktor Orbán ne cesse de répéter qu’il est le défenseur du peuple hongrois,  que personne ne peut attaquer la Hongrie, et le peuple hongrois. Autre exemple la volonté de la part de l’ancien président de la république Pál Schmitt de protéger la langue hongroise de manière formelle et réelle en inscrivant ceci dans la Constitution dont s’est dotée la Hongrie le 25 avril 2011 et entrée en vigueur le 1er janvier 2012.

Maintenant que les éléments objectifs qui peuvent expliquer la situation particulière de la Hongrie au sein de l’Union européenne ont été dévoilés, il convient de s’intéresser aux éléments factuels qui ont accentué les spécificités hongroises dans l’Union européenne.

B)     Une politique d’isolement pour exprimer sa différence :

Depuis 2010 la politique extérieure du gouvernement actuel ainsi que celle intérieure semble remettre en cause l’appartenance de la Hongrie à la civilisation occidentale et accentue les spécificités hongroises. En effet, et comme cela a été dit avant, le gouvernement hongrois réagit comme une partie de la population ou comme le souhaiterait une partie de la population c’est-à-dire en affirmant avec fierté la spécificité du peuple hongrois et de sa culture tout en faisant tout ce  qui est possible pour protéger le peuple hongrois et sa culture d’agressions venues de l’extérieur. Cette crainte est justifiée par le fait que la Hongrie est isolée du fait de sa langue et les hongrois sont un peuple peu nombreux en terme démographique et dont la population ne cesse de décroître avec l’un des de taux  de fécondité les plus faibles d’Europe. En effet, la population hongroise est passée sous la barre symbolique des 10 millions d’habitants en 2011. De plus l’immigration en Hongrie est quasiment nulle et pour cause les hongrois sont méfiants vis-à-vis des étrangers mêmes venus d’Europe et le gouvernement mène une politique vis-à-vis de l’immigration vers la Hongrie très stricte.

Ce changement radicale de discours politique caractérisé par un repli sur soit est aussi sûrement le résultat du sentiment grandissant et qui a toujours été présent pour les hongrois qu’ils sont isolé au sein de l’Europe, incompris et même parfois mal aimé.

De plus, un autre élément non négligeables doit être pris en considération et qui propre à l’histoire de la Hongrie c’est celui d’avoir toujours été le noyau dure d’empires importants ayant de l’influence en Europe. Or, depuis le traumatisme des deux guerres mondiales et le traité de Trianon qui a réduit la Hongrie à sa plus simple expression géographique, la Hongrie est un petit Etat.

De plus, au sein de l’Union européenne et par conséquent la Hongrie n’est pas un membre prépondérant de l’Union et donc n’est pas dans la possibilité de faire entendre ses avis et opinions comme de nombreux autres Etats européens qualifier de puissances moyennes.

Concrètement, le gouvernement hongrois a dans un premier temps  remise en cause de manière plus ou moins virulente, directement ou indirectement des principes et valeurs fondamentales et caractéristiques de la civilisation occidentale. Le gouvernement hongrois apporte des nuances, des dérogations voir adaptent ces valeurs à la société hongroise, à son peuple afin que ces dernières ne heurtent pas la culture hongroise.

De plus le sentiment d’être isolé et la crainte de voir la population et la culture hongroise disparaître est fondée sur le fait que la Hongrie est seule culturellement parlant et par conséquent aucun peuple voisin ne pourrait être amené à pérenniser la culture hongroise en cas de disparition de son peuple à long terme. Ensuite un autre plan sur lequel s’illustre ce comportement c’est celui de l’économie et de la politique étrangère : La Hongrie froisse et tourne le dos a ses alliés traditionnelles pour se rapprocher de partenaires plus orientaux.  Ainsi la politique économique de Budapest a été juger plusieurs fois de « non orthodoxe » et de contraire au standards européens, internationaux et notamment a ceux du Fond Monétaire International. En ce sens, le premier ministre hongrois ne cesse de répéter à Bruxelles qu’il est le défenseur du peuple hongrois, que la Hongrie n’est pas « une colonie des multinationales ». Au delà d’un discours jugé par ses détracteurs de populiste et de nationaliste, ses discours traduisent une réelle vision et conception de la Hongrie, de sa représentation au sein de l’Europe. Résultat, à force de se voir comme isolé et même de le revendiquer, la Hongrie commence à être perçue comme telle en Europe et a l’être. En effet, nombreux Etats ne comprennent plus du moins à l’Ouest la politique de la Hongrie et la regarde et la traite comme un Etat différent. Enfin au niveau de la politique extérieure les visites des membres du gouvernement hongrois ont été nombreuses en Asie que ce soit en Russie, en Chine, au Kazakhstan, en Arabie Saoudite, au Vietnam, en Azerbaïdjan etc.

Aussi en guise d’exemple il est possible de reprendre quelques éléments de discours, de déclarations récentes ou datant du premier mandat 2010-2014 du premier ministre hongrois et d’autres personnalités qui relatent ce changement, cette isolement et cette volonté de sauvegarder la culture hongroise : Le choix des déclarations en cause n’est pas exhaustif.

Discours prononcer par le premier ministre Viktor Orbán après les attentats de Charlie Hebdo lors d’un sommet européen sur l’immigration :

Nous ne devrions pas faire comme si l’immigration économique avait une quelconque utilité, parce qu’elle ne fait qu’importer des troubles et des menaces contre les peuples européens. […] Par conséquent, l’immigration doit être stoppée. C’est la position de la Hongrie. La Hongrie ne deviendra pas une destination visée par les immigrants. Nous ne le permettrons pas, du moins tant que je serai Premier ministre et que ce gouvernement sera au pouvoir. […] Nous ne voulons pas voir une minorité significative aux caractères et au passé culturels différents. Nous voulons que la Hongrie reste la Hongrie ».

Autre exemple éloquent bien que quelque peu ancien, Attila Mesterházy, président du parti socialiste MSZP et numéro un de la coalition de gauche « anti-Orbán », a déclaré que les élections du 6 avril 2010 seront un choix de valeurs entre l’Est et l’Ouest.

Toujours concernant la culture hongroise :

« La culture chrétienne est selon le Premier ministre le principe directeur dans l’histoire de la nation hongroise et une Hongrie forte et prospère ne peut être construite que sur les traditions nationales, chrétiennes et européennes ».

Après avoir vu les éléments qui font que la Hongrie a une place à part dans l’Union européenne et que celle-ci paraît isolé aujourd’hui, il faut maintenant se demander si la Hongrie est isolé  selon la conception de Samuel Huntington de l’Etat isolé.

 

II)         La Hongrie un Etat européen et non isolé :  

Dans cette seconde partie il conviendra de voir si la Hongrie est ou non un isolé selon la conception théorisée par Samuel Huntington, pour se faire il faudra donc étudiée ladite théorie et voir sa substance (A). Puis dans un second temps il sera démontré en quoi la Hongrie appartient toujours et encore à la civilisation occidentale (B).

A)     Civilisations et Etat isolé :  

Comme cela vient d’être remarquer dans la première partie, bien que la Hongrie semble appartenir à la civilisation occidentale et être considérer comme telle par les membres de ladite civilisation, des éléments montrent pourtant que la Hongrie a une place a part au sein de l’Union européenne et en Europe. Or, l’Union européenne est l’une des organisations phare de la civilisation occidentale ou du moins d’une partie d’elle. Pour mieux comprendre l’ambivalence de la situation de la Hongrie, ces paradoxes il faut étudier et revenir sur différents concepts et notions développé par Samuel Huntington dans le choc des civilisations.

Premièrement, il faut savoir ce que signifie concrètement la civilisation occidentale. Etant donnée que cette civilisation est le référentielle de l’étude encore est t’il nécessaire de la définir : Selon Huntington elle correspond d’une part au Etats Unis et à d’autres Etats comme l’Australie, le Canada et la Nouvelle-Zélande et d’autres part aux Etats européens chrétiens. L’auteur fait d’ailleurs remarquer que la frontière orientale en Europe de la civilisation occidentale correspond aux frontières historiques de l’empire romain.

Ainsi la civilisation occidentale serait constituée de ces deux blocs, dont l’Etat phare serait les Etats Unis. Mais si cette définition de la civilisation occidentale semble simple, il est plus délicat de savoir exactement en Europe quel Etat fait ou ne fait pas parti de cette civilisation. En effet, pour pouvoir faire partie de la civilisation occidentale il faut outre des éléments objectifs présent des éléments subjectifs et il faut en résumé que l’Etat en question se sentent et veuille appartenir à cette civilisation. Toute civilisation confondue nécessite l’adhésion de l’Etat en cause et celle des autres membres de la civilisation, ce sont les Etats en réalité qui s’associent, se regroupent selon leur affinités civilisationelles et culturelles. Donc, la question de la Hongrie est intéressante dans la mesure où certes elle est membre de la plus part des institutions phares de la civilisation occidentale et elle est chrétienne mais les éléments évoqués dans la première partie permettent de poser la question de son appartenance a cette civilisation. Si, à supposer qu’elle n’appartienne pas à cette civilisation qui serait la seule à laquelle elle puisse appartenir alors elle ne peut qu’être un Etat déchiré ou isolé comme les a définis et identifier Huntington.

La Hongrie n’est certainement pas un Etat déchire. Ces derniers se caractérisent de la manière suivante : Ce sont les Etats qui n’appartiennent pas à une civilisation donnée. Autrement dit, ils appartiennent au moins à deux civilisations distinctes. En outre, ce sont

des Etats qui de par des spécificités culturelles, civilisationelles, historiques, linguistiques se trouvent divisés par le fait que certaines parties du territoire et de la population peuvent être assimilé à une civilisation tandis que d’autres parties du territoire et de la population seront assimiler et s’assimileront à une autre civilisation que la première. La situation complexe dans laquelle se trouvent les Etats déchirés aboutit généralement à des conflits internes dans les Etats en cause d’une violence plus ou moins importante et en ce sens le conflit en Ukraine en est un exemple.

Maintenant concernant les Etats isolés, se sont des Etats qui n’appartiennent à aucune civilisation puisqu’ils en forment une propre et unique eux même. L’Etat isolé par excellence est le Japon qui est un Etat et aussi une civilisation, les historiens et sociologue parlent même le concernant d’une civilisation qui est un Etat.

Mais outre cette caractéristique, il y a comme dans toutes catégories d’Etats, un aspect phycologique et subjectif important. Il faut que l’Etat isolé se sente, s’identifie comme tel et agisse en conséquence. La façon dont se perçoivent les individus au sein de l’Etat est primordiale. Il faut que l’Etat lui-même, sa population, ses élites politiques notamment se considèrent comme étant une civilisation à part. Si seul les aspects objectifs sont présents l’Etat ne pourra être un Etat isolé, il faut nécessairement qu’il en est conscience.

Or, l’un des domaines ou la façon dont se perçoit l’Etat est le plus visible est le domaine de la politique extérieure et des relations internationales. En ce sens la politique extérieure des Etats isolés ont des caractéristiques communes :

Premièrement, un Etat isolé ne se sentant pas appartenir à une civilisation particulière ses alliances et alliés sont instables et amener à changer, ainsi le Japon est t’il passer de l’allié du troisième Reich au plus fidèle allié des Etats Unis et peut être demain sera-t-il amis de la Chine. Autre caractéristique majeur de la politique extérieur de l’Etat isolé, c’est le fait de réaffirmer sa spécificité culturelle et civilisationelle à chaque occasion telle une obsession pour ne pas être assimilé à d’autres ou acculturer et souvent cela se manifeste par une politique extérieure agressive pour défendre sa civilisation. Par conséquent les contacts, les interactions avec d’autres civilisations peuvent être limité. De plus lorsque des contacts et interactions ont lieu entre la culture et la civilisation de l’Etat isolé et celle d’un ou de plusieurs autres Etats, plusieurs réactions sont observables dans le temps : Lorsque ces échanges interviennent, soit elle est totalement vaincue par la culture de l’Etat isolé soit elle demeure mais perd sa substance dans la mesure ou la culture de l’Etat isolé va prendre les

éléments de l’autre culture ceux qu’il juge bon pour sa civilisation. Ainsi l’Etat isolé adapte la culture issue d’une autre civilisation et celle-ci de telle sorte qu’il va la modifier si bien que cette dernière ne ressemblera en rien à celle initiale qui finira a terme par disparaître. Le procéder qui vient d’être définit est typiquement ce qu’essaie de faire la Hongrie aujourd’hui en apportant des modifications à des principes et valeurs jugé indélogeables et devant  primer sur tout par l’Occident. La Hongrie les adaptent et justifie ces adaptations à la spécificité hongroise, au besoin de la nation, et livre dans ses explications la vision que ce fait la Hongrie du moins le gouvernement de ces conceptions. Tel a été le cas avec la liberté d’expression, la démocratie, la laïcité etc. Un autre aspect qui est intéressant à souligner et qui est une conséquence directe de la politique extérieur de la Hongrie et de ces spécificités linguistiques et culturelles c’est la similarité de la Hongrie avec le Japon concernant la population de ces deux Etats. Effectivement le Japon connaît les mêmes problèmes liés à la démographie et tout comme la Hongrie est assez fermer à l’immigration et est ainsi un peuple très homogène. Enfin toujours sur les similitudes la difficulté pour d’autres cultures et  civilisation de s’implanter et de s’intégrer durablement au sein de ces Etats.

De part ces caractéristiques générales propres aux Etats isolés selon Huntington, la Hongrie semble depuis peu s’apparenter à un Etat isolé.

Cependant, trois éléments permettent de douter de cette affirmation et de considérer que la Hongrie n’est pas un Etat isolé.

 

A présent que la conception d’Etat isolé a été expliquer, que les éléments qui font de la Hongrie un Etat isolé au sein de l’Union européenne ont été mentionnés ; il va falloir regarder l’histoire de la Hongrie et la construction de l’Etat hongrois pour trouver la réponse à la question posée dans l’introduction.

 

B)   La Hongrie, Etat européen avant tout :

Les trois aspects qui remettent en cause fondamentalement l’affirmation que la Hongrie est un Etat isolé sont la religion, l’histoire et la volonté du peuple hongrois d’appartenir à l’Europe et à la civilisation occidentale.

Pour vérifier la véracité et la force de ces trois aspects en faveur de l’appartenance de la Hongrie à la civilisation occidentale, il faut étudier l’histoire de la Hongrie dans ses grandes lignes :

Initialement les hongrois viennent de l’Oural, le peuple hongrois trouve ses origines dans des ethnies guerrières vivant en petite communauté. En 895 ils se mirent à fuir les Tatars peuple mongols guerriers qui commença à étendre son empire en faisant de nombreuses conquêtes. Menacer par les avancés des Tatars, les hongrois émigrèrent alors et se séparèrent en trois groupes différents : Le premier groupe alla en Estonie, le second trouva refuge en Finlande et enfin le dernier s’établit sur les bords du Danube ainsi que dans les Carpates pour former la future Hongrie. Hongrie qui prendra forme et existera comme Etat unifié en 1000 au moment ou le roi Etienne 1er prend le pouvoir et christianise la Hongrie. Cette date est très importante à plusieurs égards : Premièrement elle marque le début de l’histoire de la Hongrie qui avant cette date n’existait pas comme Etat et était divisée en plusieurs royaumes, ensuite parce que la Hongrie est née en tant qu’Etat dans la chrétienté et ceci aura des conséquences fondamentales qui sont importantes pour l’analyse du sujet et pour comprendre la Hongrie même en 2015. Avant d’aller plus loin dans l’histoire de la Hongrie, il faut préciser que Samuel P. Huntington attache beaucoup d’importance à la religion qui selon lui détermine en grande partie l’appartenance d’un Etat à une civilisation. Il est vrai que la religion est fondamentale dans la mesure où elle est un des critères de rattachement les plus importants d’un Etat à une civilisation. Et même si dans l’hypothèse ou il existerait un Etat non religieux, sa civilisation et son peuple dans les principes et valeurs de ce dernier sera ou aura été influencé dans son histoire par une religion. L’histoire montre bien qu’aucune civilisation dans le monde n’a jamais pas été influencée par une religion ou plusieurs. Ainsi des Etats qui prêchent la laïcité comme la France par exemple sont influencer par plusieurs religions et même comme c’est le cas en général par une en particulier du fait de leur histoire et de leur construction. En ce sens, la Hongrie est similaire a la plus part des pays européens chrétiens c’est-à-dire que l’Etat s’est construit autours et avec l’aide de la religion. Certes, la Hongrie a connue et a été influencer par de nombreux peuples barbares venus d’Asie et qui étaient de confessions différentes et même des païens.

Toutefois depuis l’an 1000 la Hongrie est chrétienne et n’a cesser de l’être sans jamais d’ailleurs que cela soit remise en cause. Autrement dit et au regarde de l’histoire dans la plus part des Etats du monde et notamment en Europe, la religion est un des fondements de l’Etat, un des piliers fondateur de l’Etat. La religion dans l’identification d’un peuple à une civilisation donnée est primordiale et ceci beaucoup l’ont a l’esprit que ce soit les historiens bien sur mais aussi les politiques et le peuple. Ainsi en atteste cette phrase du premier ministre hongrois : «  Nous ne sommes pas européens pour des raisons géographique, nous sommes européens car nous sommes chrétiens ». En l’an 1000 le christianisme vain le paganisme et le roi Etienne 1er fait écarteler son cousin qui en vertu des règles de succession devait prendre le pouvoir à la place d’Etienne 1er.  Depuis la Hongrie se tourne vers l’ouest et l’Occident, d’ailleurs à partir de cette date et aussi quelque peu avant dans une moindre mesure tout les seigneurs et rois de Hongrie ont toujours privilégié leurs relations avec les royaumes d’Europe occidentale de l’ouest et les royaumes chrétiens. Le revirement de la Hongrie pour l’Ouest dans ces relations diplomatique fût effectué par Géza de Hongrie. La victoire de Etienne 1er sur son cousin a permis de pérenniser se rapprochement avec Rome au détriment de Byzance et de la Russie. Ceci atteste que les hongrois se perçoivent comme européens et comme appartenant à la civilisation occidentale chrétienne et de plus en retour les autres Etats qui constituent la civilisation occidentale chrétienne ont pour la plus part considérer la Hongrie comme faisant partie de leur civilisation. Certes, les autres royaumes du continent ont par moment souligné les spécificités de la Hongrie comme le prouve la phrase de Metternich qui  disait : « L’Orient commence aux portes de Vienne », en évoquant la Hongrie. Mais d’une manière général la Hongrie a toujours été un allié important dans le jeu géopolitique des grands royaumes européens, en ce sens la Hongrie fût un solide rempart contre l’empire ottoman ennemi commun des chrétiens.

Ainsi historiquement et politiquement la Hongrie appartient à la civilisation occidentale, historiquement du fait de son histoire et de son appartenance à la religion chrétienne et politiquement car les dirigeants hongrois ont toujours chercher a se rapprocher de leur homologues à l’ouest, de les solliciter et de leur demander de l’aide plutôt que celui de la Russie par exemple. Une illustration indéniable est celle de la lutte contre l’empire Ottoman qui a siégé en Hongrie de 1526 à 1699 et puis de l’insurrection hongroise de 1848 contre l’empire des Habsbourg ou les insurgés hongrois ont sollicité en vain les aides de la France et de l’Angleterre.

A partir de 1526 la Hongrie va connaître une nouvelle période de son histoire, une période de domination et la Hongrie ne cessera d’être sous occupation étrangère depuis cette date jusqu’en 1989 avec un court intermède de 1918 à 1944. L’occupation ottomane a beaucoup influencé la Hongrie, sa société, sa culture que ce soit par des aspects positifs et négatifs. Certes à partir de ce moment et dans les années qui vont suivre sous les Habsbourg des spécificités hongroises ont pu être été plus prononcé que par le passé car en plus des spécificités culturelles initiales de la Hongrie d’autres se sont ajouter et adapter à la culture hongroise notamment des éléments culturelles de la civilisation musulmane avec l’occupation ottomane. Depuis que la dynastie des Habsbourg s’est emparé de la Hongrie, les hongrois se sont encore plus rapprocher de l’Occident puis après la fin de la première guerre mondiale et suite au traumatisme du traité de Trianon le 4 juin 1920 la politique étrangères de la Hongrie va changer radicalement et ce jusqu’en 1989. Le traité de Trianon a amputé la Hongrie de trois-quarts de son territoire, de plus trois millions de hongrois se sont retrouver aux frontières de la Hongrie dans des pays limitrophes notamment la Roumanie, la Yougoslavie, la Tchécoslovaquie. Voulant venger l’injustice de Trianon les dirigeants hongrois se sont tournés vers l’Allemagne. Suite à la défaite des troupes allemandes les hongrois voient les frontières de 1920 réaffirmée et surtout passe sous occupation russe, ces derniers ayant libérer la Hongrie des allemands en 1945. Dès lors va commencer une nouvelle période qui va faire momentanément et contre son gré changer la Hongrie de civilisation, d’orientation, de sphère civilisationelle. Toutefois, la Hongrie a toujours eu conscience et envie d’appartenir à l’Occident encore plus durant cette période qu’auparavant. Elle a clandestinement toujours tout fait pour pouvoir se rapprocher des Etats occidentaux, en témoigne notamment plusieurs épisodes son histoire comme l’insurrection du 23 octobre 1956 réprimée dans le sang par l’armée rouge ou encore l’ouverture aux frontières à l’ouest avec l’Autriche en 1989 avant que le mur de Berlin ne cède. Par conséquent et hormis cette intermède la Hongrie a toujours appartenue à la civilisation occidentale et elle a toujours souhaitée en faire partie bien qu’elle s’y sent parfois isolé. Ainsi après la chute du mur de Berlin le rapprochement avec l’Occident a été encore plus prononcer a tel point que la Hongrie a intégrer la plus part des institutions et organisations représentatives de la civilisation occidentale. En 1996 la Hongrie intègre l’OCDE, en 1999 l’OTAN, en 2004 l’Union européenne, en 2007 l’espace Schengen.

Par conséquent et malgré un intermède dans son histoire, la Hongrie appartient à la civilisation occidentale.

Conclusion :

Au regard de la définition que donne Samuel P. Huntington dans le choc des civilisations parut en 1993, la religion est un élément fondamentale pour déterminer l’appartenance d’un Etat à une civilisation. La langue ainsi que d’autres éléments culturelles sont certes importants mais sont à étudier dans un second temps. Ce sont des critères d’identification à une civilisation moins importants bien que non négligeables. Enfin concernant les politiques menés par les Etats elles sont un critère de rattachement à une civilisation beaucoup moins important que tous ceux qui sont réellement propre au peuple et à son histoire. Toutefois, sur le long terme voir très long terme des politiques peuvent amener des Etats à changer de statut, l’histoire en a connue et ce même récemment. A ce titre Huntington cite le Mexique qui appartient initialement à la civilisation sud-américaine mais qui semble se rapprocher de plus en plus de l’Amérique du nord et ainsi à terme peut être changera de sphère civilisationelle. Autres exemples intéressant, celui de la Turquie et de la Russie qui ne savent pas quelle direction choisir entre Orient et Occident, ou encore l’Australie qui depuis quelques années c’est éloigné des ses alliés occidentaux pour essayer de s’apparenter à un Etat de la civilisation asiatique. Le bilan de tout ces exemples fournis par Huntington est que la plus part de ces Etats qui appartenaient à une civilisation donnée à force d’avoir essayé par intérêt de se rapprocher d’une autre que celle qui sembler être la leur naturellement, à terme se sont tous devenus des Etats déchirés en proie a des crises interne de ce fait et à plus d’instabilité. Huntington précise aussi que d’autres Etats isolé existent comme l’Ethiopie ou Haïti mais ils ne constituent pas une civilisation propre du moins pas de manière aussi significative que le Japon.

Pour finir et répondre à la question posée et au regard de l’analyse qui vient d’être faite de la situation particulière de la Hongrie, elle n’est ni un Etat déchiré ni un Etat isolé et elle appartient bien à la civilisation occidentale en temps qu’Etat européen chrétien et membre de l’Union européenne depuis maintenant 2004.

Toutefois, cette affirmation et ce constat, l’appartenance de la Hongrie à la civilisation occidentale sur le long terme pourrait changer si la politique du gouvernement actuel continue de mettre l’accent sur les spécificités de la Hongrie.

Peut être que la Hongrie sera amener à choisir clairement un camp dans le contexte de la crise ukrainienne entre l’Union européenne et la Russie, et si les hésitations de la Hongrie persistent, elle deviendra sûrement l’objet d’enjeux géopolitiques importants entre les deux camps dans cette « nouvelle guerre froide » et ceci pourrait lui être très préjudiciable.

Peut être que Vladimir Poutine avait à l’esprit ces éléments quand il a dit à des journalistes russes à propos de la Hongrie : « La Hongrie pourrait devenir une nouvelle Ukraine ».  

 

Sources :

-Le Choc des civilisations, Samuel Huntington, 1993.

-Grammaire des civilisations, Fernand Braudel, 1963.

-Histoire de la Hongrie, Miklos Molnar, 2004.

-Ce que j’ai voulu taire, Sándor Márai, 2014.

-Mémoire de Hongrie, Sándor Márai, 2006.

-mno.hu

-hungarytoday.hu

-www.hu-lala.org

-www.lemonde.fr/

- www.libération.fr/

- www.lexpress.fr/

www.lefigaro.fr/

- www.monde-diplomatique.fr/

-www.kormany.hu/

 



Fiche de lecture sur le livre de Sandor Marai : Ce que j’ai voulu taire.
12 mai, 2015, 3:39
Classé dans : culture,Histoire

Sándor Márai né en Haute-Hongrie en 1900 dans la ville de Kassa aujourd’hui Košice en Slovaquie est un écrivain et journaliste hongrois.

L’écrivain est issu d’une famille bourgeoise de la Haute-Hongrie, actuellement région du sud de la Slovaquie. Márai a vécus au cœur des événements les plus tragiques que la Hongrie est connue avec la première guerre mondiale, le traité de Trianon du 4 juin 1920 et bien évidement la seconde guerre mondiale et enfin l’occupation soviétique jusqu’en 1989.

Márai mit fin a ses jours à San Diego au Etats Unis en 1989, pays ou il vivait depuis son exil de Budapest en 1948.

L’écrivain est considérer depuis les années 90 comme un culte de la jeunesse hongroise. Il jouit également depuis sa mort d’une renommée internationale étant comparer par ses contemporains à un Zweig, un Roth ou encore un Schnitzler.

Nombreux sont ses romans qui relatent les difficiles épreuves que la Hongrie a subie que ce soit le règne du nazisme ou l’occupation par l’URSS du pays. Ainsi chacun de ses ouvrages touchent directement ou indirectement aux droits de l’Homme qui dans ces deux régimes étaient bafoué et violé.

Sándor Márai était avant tout humaniste et antinazis. Il a durant ses écris au travers de son expérience personnel analyser la société hongroise, prit son pouls et constater les changements profonds de celle-ci. Tel un médecin, un sociologue et un journaliste il essaya d’analyser et d’étudier les changements de sa société en abordant  une étude sociologique et historique. Il essaie ainsi dans ses différents ouvrages de comprendre et de relater les caractéristiques des différents milieux et environnements qu’il est amené à fréquenter volontairement  de force.

Alors parmi tous ses ouvrages il était difficile d’en choisir un en particulier pour aborder la question de la condition humaine durant les sombres années de la fin du XXème siècle. Toutefois, devant le fait accomplis et s’il fallait parler d’un seul livre, il paraît pertinent que ce soit Ce que j’ai voulu taire qui fasse l’objet d’une analyse particulière :

Cet ouvrage longtemps considérer comme perdu parût à Budapest uniquement en 2013.

Ce livre constitue l’une des parties manquantes d’un précèdent ouvrage, Les confessions d’un bourgeois dont le premier tome fût écrit en 1935 et parut en 2002.

Avant d’aborder plus en détails les apports et la qualité de cet ouvrage, il faut préciser qu’outre une analyse des situations sociologiques et historiques Márai analyse toutes les situations par le prisme de valeurs humanistes et bourgeoises. Cette précision est primordiale car le regard que porte cet homme sur sa société est celle d’un écrivain bourgeois avec certaines valeurs et une éducation particulière. En effet, cette précision est fondamental et l’auteur lui-même de manière récurrente dans tous ses ouvrages rappelle et précise que le regard qu’il porte sur sa société est celui d’un bourgeois. De plus il se livre  à une rétrospective de ce qu’est la bourgeoisie selon lui, son rôle dans la société, sa définition, ses valeurs, ses origines etc.

Dans le livre Ce que j’ai voulu taire, l’écrivain relate une période de l’histoire de la Hongrie bien précise qui sont les dix années écouler de 1938 date de l’Anchlusse et 1948 date de son exil pour les Etats Unis. En réalité cette œuvre s’arrête en 1944 et il faut lire Mémoires de Hongrie pour avoir le témoignage des années 1944 à 1948.

Le récit commence donc au moment ou les troupes d’Hitler entre dans Vienne.

A partir de cette date l’écrivain hongrois va analyser et fait part de l’évolution de la société hongroise, de comment la Hongrie s’est préparer depuis ce jour à la suite des événements ; de comment les personnes que ce fusse les prolétaires, les aristocrates ou encore les bourgeois percevaient ou non la gravité et les conséquences dramatiques de ce jour ou l’Autriche devint allemande. En effet, le contexte est intéressant, comment les hongrois de l’époque on réagit suite à cette nouvelle, Vienne n’est qu’à 240 kilomètres de Budapest ! De plus le contexte historique de  la Hongrie a jouée un rôle prépondérant dans la perception que ce faisaient les hongrois de cet événement. Comme le rappel Márai, les hongrois n’ont jamais connus la démocratie et sont liés avec les autrichiens en  raison d’un passée commun de 218 ans.

C’est dans ce contexte particulier que l’écrivain hongrois va raconter le débuts de la Seconde guerre mondiale depuis la Hongrie et vu de Budapest.

Cet ouvrage traite certes majoritairement de l’évolution de la structure sociale et hormis quelques passages précis ne parle pas directement des droits de l’Homme mais la question est indirectement traité de façon permanente. La violation des droits de l’Homme sont en effet traité essentiellement par le biais de trois aspect : L’absence de démocratie, la liberté de la presse qui diaprait peu à peu, et enfin l’obligation de se soumettre aux idéologies nazies et le devoir d’accueillir le projet pangermaniste avec enthousiasme et aussi et surtout  l’absence d’évolution sociale possible et le rétablissement d’une société fondée sur des castes et sur une aristocratie qui seule accapare le pouvoir.

Mais mêmes les moments ou la question des droits de l’Homme n’est pas directement abordée, cette question est tout de  même toujours présente. Effectivement, l’atmosphère d’oppression et de pesanteur que décrit si bien Márai fait qu’il est tout a fait perceptible, possible de sentir que la vie des gens a Budapest a cette époque est contrôler dans les moindres faits et gestes même si du fait d’un contexte particulier l’illusion d’une certaine liberté, d’un certain calme et d’une certaine sérénité était visible en surface.

Autre chose d’intéressant, c’est l’analyse très juste que fait l’écrivain du lient entre le Traité de Trianon et le destin tragique de la Hongrie. En effet, du fait de cette injustice qui a amputé 2/3 du territoire de l’ancienne Hongrie et a déplacé 3,3 millions de hongrois en dehors des frontières du pays, les hongrois ont toujours désiré récupérer les terres de leurs ancêtres. Ainsi les hongrois ont tout fait pour reprendre les terres de Transylvanie (Roumanie), Transcarpatie (Ukraine), Haute-Hongrie (Slovaquie) et enfin Voïvodine (Serbie), par conséquent la Hongrie était destinée à s’allier avec l’Allemagne nazie.

Alors que l’auteur est en proie à un exil intérieur long et douloureux qui durera dix ans il raconte a travers le récit de cet exil interne et de son fort intérieur les bouleversements que connait la société hongroise notamment en ce qui concerne les droits de l’Homme. Toutefois, et bien que les droits de l’Homme notamment la démocratie et la liberté d’expression soient bafoué, Márai précise et rappel aux lecteurs que la Hongrie n’a jamais connue la démocratie et elle ne la connaîtra qu’en 1989 à la tombé du mur de Berlin. Autrement dit, la Hongrie est une jeune démocratie qui ne la connait que depuis 26 ans ! Mais même si la société d’avant 1938 n’était pas une démocratie, la liberté d’expression et les autres libertés individuelles étaient plus importantes et plus effectives qu’elles ne le seront à partir de cette date et jusqu’en 1989.

Ainsi sur la période étudiée par l’écrivain de 1938 à 1944 les changements et la chute du pays dans l’obscurantisme nazis puis communiste se sent, lent mais tout aussi redoutable. Enfin l’écrivain décrit bien les illusions et les choses artificielles qui caractérise la Hongrie de 1938 à 1944 puisqu’avant 1944 la Hongrie bien que sous le joug de l’Allemagne était un Etat neutre officiellement.

En 1944 Buda (le Château de Budapest se situe sur les collines de Buda et c’est ici que fût faite la déclaration de guerre) déclare la guerre à l’URSS, l’Angleterre et les Etats Unis. Cependant, tout au long des années qui précèdent cette déclaration de guerre officielle et l’allégeance au régime nazi, les hongrois vivaient déjà dans un Etat totalitaire et devaient subir les conséquences économiques et sociologiques de la guerre. Toutefois et paradoxalement et notamment en raison d’un « bourrage de crâne efficace » la Hongrie sera considérer par beaucoup en Europe comme un Etat en paix, une île dans un océan Europe en guerre et en sang.

Concernant les droits de l’Homme, Márai insiste sur deux d’entre eux que sont la liberté d’expression et d’opinion ainsi que celle de l’égalité en droit.

La première est dénoncer de manière saisissante et avec ferveur et violence dans la mesure ou l’écrivain était jusqu’en 1944 écrivain et éditeur d’un journal le Pesti Hirlap journal conservateur modéré. Par conséquent et bien que la liberté d’expression n’était pas totale avant 1938, l’écrivain dénonce et décrit comment la liberté de la presse va être museler et comment tout les journaux quelque soit leur vocations initiales et orientations politiques vont t’il tous tenir et contenir les mêmes discours, être obliger de faire l’éloge du pangermanisme, des victoires militaires allemandes ect. En somme, toute la presse devient l’instrument d’un bourrage de crâne de la population censé faire croire à tous que la victoire sera rapide et allemande. Les journaux véhiculée également les idées et les théories nazis. Certain passage décrive bien cette mutation de la presse devenue sans âme ainsi que l’instrumentalisation de la justice:

« Les écrivains, les journalistes, les hommes de science, les responsables politiques prenaient la parole mais dès qu’ils faisaient allusion aux problèmes fondamentaux, leur voix était immédiatement muselée par le pouvoir ».

« L’ère des grands juges indépendants était révolue.

 La justice n’était pas rendue par de vrais juges mais par des officiers de justice et les autorités conduisaient les procès idéologique avec une partialité transparente ».

Enfin les critiques du bourgeois se font à l’égard de la « nouvelle » structure sociétale et ainsi sont critiquer indirectement nombreux droits nécessaires à une société démocratique :

Le terme de nouveau est entre guillemets car la structure de la société hongroise d’avant 1938 reposait déjà sur certains fondements repris plus tard mais sous une autre forme par le régent Horthy qui gouvernera la Hongrie de 1920 à 1944. En effet, la société hongroise du temps de l’Autriche-Hongrie et des Habsbourg reposait sur des classes sociales qui ressemblaient à des castes ou la naissances devaient déterminée le destin des individus et au sommet de cette hiérarchie sociale se trouvais les aristocrates dont la fortune reposaient sur des propriété terrienne.

Le régime de Horthy va remettre en place une hiérarchisation des classes sociales dominé par une aristocratie militaire souvent crée de toute pièce dans laquelle se trouvaient les proches de l’amiral et sa famille ainsi que tout les membres du gouvernement et leur familles. L’aristocratie hongroise avait entre 1918 et 1920 perdue du terrain au sens propre comme au sens figurer et la première guerre mondiale avait en partie détruit les terres sur lesquelles reposait leur pouvoir, or l’amiral Horthy issue de la noblesse hongroise remis en place un système similaire a celui qu’a connue la Hongrie durant la domination des Habsbourg et même a amplifier le phénomène.

Ainsi en Hongrie en 1938 est crée une nouvelle classe sociale et même une caste appelé les « Preux » qui sont mit à la tête des plus hautes fonctions de l’Etat partout, à tout les postes de l’administration et ces derniers disposaient de propriétés terriennes volé à des paysans et autres personnes et bénéficiaient de privilèges importants. Enfin la population et les autres individus n’appartenant pas à cette infime classe sociale devaient leur prêter serment, les respecter et les servir, le passage suivant est assez significatif :

« On la nommait « ordre des Preux », on s’adressait aux épouses de ces preux avec une tournure à l’ancienne en leur donnant du « Noble Dame », leur titre officiel. »

Ainsi il était impossible en Hongrie de changer sa position sociale et ses conditions de vie. De plus outre le problème de la naissance et de la possession de terre instauré par le régime fasciste ; il fallait bien évidement adhérer aux idées et idéologies nazi et se montrer enthousiaste et agir concrètement en faveur de ces idées et du régime de Budapest et de Berlin.

L’apport de cet ouvrage est qu’il permet de mieux comprendre un petit Etat d’Europe centrale, la Hongrie, a un moment ou elle est  souvent l’objet de l’actualité européenne. L’ouvrage permet aussi de connaître et découvrir comment d’autres peuples plus éloignés de la France culturellement et géographiquement ont vécus et subis les atrocités de la seconde guerre mondiale. De plus, le regard et l’approche sociologique et historique que porte Sándor Márai sur sa société permette de saisir et de percevoir d’autres questions et problématique auxquelles la Hongrie a été affecté durant cette période. Enfin, et bien évidement ce tableau de la Hongrie permet de voir comment les hongrois ont vécus sous les occupations allemande puis russes et comment les droits de l’Homme et la démocratie ont été piétiné affectant la Hongrie de manière considérable.

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Hongrie situation politique et économique année 2012 :
14 février, 2012, 2:41
Classé dans : economie,politique

Je vais comme prévu répondre aux questions qui m’ont été posées directement ou non, afin de ne contrarier personne je vais essayer d’expliquer très brièvement la situation en Hongrie en espérant que cela apportera des éléments de réponses à certains                    
je vais tout au long de ce texte justifier mon choix bien qu’il ne soit pas définitif et que je sois ouvert aux autres avis :

Avant toute chose, il est essentiel de rappeler la situation politico-économique de la Hongrie durant les années qui ont précédé pour comprendre les mesures prises par  le gouvernement actuel ainsi que les réactions étrangères : Le pays est sous le joug de politiques d’austérité successives depuis fort longtemps notamment durant les années 2002 à 2010 où  le MSZP, parti socialiste hongrois, était au pouvoir.

Certes, il y avait des périodes douces, et la pilule était assez facile à digérer mais, ne le cachons pas, depuis la fin du régime communiste en Hongrie, les hongrois doivent se serrer la ceinture et ont connu une très courte période où ils pouvaient dépenser autant qu’ils voulaient. Les hongrois ont toujours connu des restrictions, et n’ont pas encore entièrement rattrapé leur retard sur les pays d’Europe Occidental d’où une certaine frustration. Une cure d’austérité a été réalisée conformément aux attentes du FMI avec les gouvernances  de  Ferenc Gyurcsány (MSZP) de 2002-2008 et de Gordon Bajnai  intérimaire aussi membres du MSZP en 2009.

La Hongrie était alors en pleine crise économique et fut le premier pays de l’Union Européenne à bénéficier d’un prêt du FMI. Ainsi les hongrois sont en quelques sorte sous la tutelle du FMI depuis 8 ans, d’où un comportement virulent et violant à l’encontre de l’agence internationale. La preuve en est la campagne et la politique de Monsieur Viktor Orban lors des dernières élections d’avril 2010 hostiles au Fond Monétaire International.

En effet, l’actuel premier ministre avait axé une partie de sa campagne sur  une indépendance et un combat vis-à-vis de l’agence internationale, ce qui explique en grande partie sa large victoire sur ses opposants socialistes.

Aujourd’hui, alors que les Etats européens se voient un par un obligés de mettre en place des plans d’austérité pour pouvoir bénéficier d’aide de la part du FMI ou de l’Union Européenne, lequel de ces pays ne voudrait -il pas s’en déroger ?

Surtout que le principal problème de ces solutions est que ce sont des solutions sur le long terme dont les résultats tardent à venir. Or les populations veulent des améliorations sur le moyen terme ou plutôt sur le court terme, surtout quand on leur en demande de plus en plus.

Hélas nous ne connaissons point d’autres alternatives qui peuvent sur le long terme rétablir la stabilité économique des Etats, sinon nous aurions recours à autre chose, ou du moins nous ferions moins souvent appel au FMI. Malgré sa volonté d’indépendance vis à vis du FMI, la Hongrie s’est trouvée dans une piteuse situation : En effet, les agences de notation ont classé la Hongrie dans la catégorie spéculative, comment en est -on arrivé là?

Les agences de notation sont hélas aussi politiques, en effet, c’est le gouvernement hongrois qui a été sanctionné pour ses mesures économiques dites « peu orthodoxes » : Le gouvernement hongrois a mis en place des mesures très restrictives qui sanctionnent le monde des finances car le premier ministre et ses partisans veulent faire la guerre aux finances, en exagérant un peu l’idée, ou du moins la réguler. Ainsi ont été adoptés une taxe sur les banques en 2010, sur les entreprises étrangères ce qui relève ici peut être plus du protectionnisme et enfin tout récemment « le contrôle » de la banque centrale hongroise par le gouvernement.

Maintenant que ces faits ont été rappelés, nous pouvons en venir au rappel des différentes mesures adoptées ces deux dernières années et qui ont suscité de vives réactions en Europe, puisque le temps ne me suffit pas je ferai un choix et je m’en excuse d’avance.

Nous allons revenir point par point sur certaines mesures. Il est en effet indispensable de séparer les éléments car les médias ont un don extraordinaire pour parler de cinq thèmes différents en moins de trois minutes.

Chaque sujet demande une analyse profonde sur laquelle on pourrait passer des années ou des mois, et face à la quantité affolante d’informations qui arrivent de partout dans le monde les médias ne peuvent que relater au mieux mais souvent désinformer parfois contre leur gré. Nous sommes dans la désinformation continuellement et parfois même dans la manipulation.

En effet, lors des dernières manifestations de l’opposition, les médias étrangers avaient relaté avec brio comment les médias nationaux proches du gouvernement manipulaient le peuple en montrant les rues de Budapest vides de tous manifestants via un envoyé spécial situé il est vrai à l’extrémité d’une rue où il n’y avait personne.

Mais si nous fumes dans une dictature comme je l’entends souvent, cette information n’aurait même pas figuré dans le journal et encore moins «  à la une ».

Que dire de l’inverse, si on peut manipuler dans un sens on le peut dans l’autre.

Les médias en Hongrie ont toujours fait l’objet d’une dispute entre le pouvoir et l’opposition, quelles que fussent les parties. Les médias ont été aux mains officieusement de la gauche hongroise pendant huit ans, d’où une mesure réactionnaire du Fidesz : la fameuse loi sur les médias du premier Janvier 2011.

Finalement ce gouvernement a fait la même chose que ses prédécesseurs mais de façon officielle et là a été le problème. Je vous l’accorde, cela est peu démocratique, mais aura tout de même permis de faire la lumière sur une triste pratique qui n’est pas seulement un problème hongrois.

Plus généralement, on peut poser la question des rapports entres les pouvoirs politiques et les médias en Europe,  mais là n’est ni le but ni le sujet de mon texte, mais j’aimerais tout de même faire remarquer que l’Union Européenne a plus de facilité à sanctionner un Etat comme la Hongrie que d’autres qui constituent de grandes puissances de l’Europe pour les même motifs. Je vous laisse deviner à qui je fais allusion.

De plus, concernant la loi sur les médias, la Commission européenne a envoyé une liste précise des points à revoir et ces derniers ont été rectifiés et la loi amendée, ce qui lui permet d’être désormais conforme aux normes européennes.

Mais évidemment nous n’en n’avons que très peu étendus parler. Lors des manifestations anti –gouvernementales il y avait entre 30 000 et 100 000 hongrois dans les rues de Budapest mais où sont les autres? Nous avons eu des détails et des reportages à propos de ces manifestations tous les jours pendant une semaine mais nous n’avons nullement eu écho de la contremanifestation de soutien au gouvernement hongrois Fidesz-KDNP qui a réuni entre 100 000 et 500 000 budapestois le samedi 22 janvier  pourquoi ? Tous ces gens sont-ils dupe de Viktor Orban ?

Parmi les rares médias qui en ont parlé, je pense à BFMTV et hulala ; ils nous ont livré des détails grotesques et inutiles sur la tranche d’âge de la population qui manifestait et sur son orientation politique, choses auxquelles nous n’avons pas eu le droit pour les manifestations de l’opposition. Ceci me laisse perplexe et me donne l’impression qu’on veut tout simplement discréditer ce rassemblement.

Certes comme partout en Europe les gens sont de plus en plus tentés par l’abandon d’une partie de leur liberté individuelle et donc d’une partie de la démocratie au détriment de la prospérité.

Nous en avons des exemples tous les jours avec l’instauration sans contestation et souvent bien accueillie des gouvernements de technocrates de l’économie à la tête d’Etat comme c’est le cas en Italie avec M. Monti et en Grèce avec  Papademos. De plus nous pouvons être certains que ces derniers resteront en place jusqu’aux prochaines élections. Dans ce cas que dire de la démocratie dans ces pays-là ?

Le problème dont souffre la Hongrie ne lui est pas spécifique. En effet, la Hongrie se replie sur elle-même et est tentée par les extrémismes, ce que nous avons vu avec pour la première fois depuis 1989 au gouvernement un partis d’extrême droite. Mais quels pays  ne le fut pas ? Partout les extrémismes ont gagné du terrain en Europe : En France le Front National monte en puissance et nous pourrions débattre sur l’Etat de la démocratie partout en Europe, en Suisse même si vous remarquerez qu’on ne s’y intéresse pas car pas dans l’Union Européenne, il en est de même, en Italie la Liga Del Nord repose sur les vestiges de l’époque de Mussolini, partout même en Scandinavie on a assisté et ce pour la première fois à l’introduction d’un parti d’extrême droite au Parlement, idem en Angleterre. Pas un pays européen n’a depuis 2008 échappé à ce phénomène, pourquoi ?

Parce que l’Union Européenne et les Etats eux même sont dans une situation anomique.Ce phénomène de repli sur soi traduit une profonde frustration qui résulte de problèmes économiques et sociaux que ni l’Union Européenne, ni les grands partis politiques nationaux n’arrivent à résoudrent.Maintenant concernant le statut de la banque centrale :

La Hongrie a été mise en examen par la Commission Européenne pour trois infractions et contrainte à modifier sa Constitution dans un délai d’un mois sous peine d’être sanctionnée par  la Cour de Justice de l’Union Européenne. La Hongrie s’est dotée d’une nouvelle constitution abrogeant celle de 1949 maintes fois amendée dans les années 90 suite au départ des troupes soviétiques du pays. Les arguments qui justifient une nouvelle Constitution sont d’après ces législateurs :

Le renouveau du pays, la volonté du  peuple de se détacher entièrement de son passé et de créer une nouvelle Constitution qui reflète mieux la société hongroise d’aujourd’hui et qui se veut novatrice et exemple pour les autres constitutions du monde.

Si la Hongrie attise les critiques de la presse internationale c’est parce que dans la nouvelle Constitution hongroise il est écrit que les membres de la banque centrale hongroise seront élus non plus par des membres indépendants du gouvernement mais par ce dernier, que le premier ministre pourra assister aux réunions et qu’il ne pourra plus y avoir de réunions privées puisque le gouvernement devra être tenu au courant de l’ordre du jour de l’institution.

Rappelons que l’indépendance des banques centrales nationales des Etats membres de l’Union Européenne fait partie des garanties des traités fondateurs de l’UE, mais ce qu’on ne dit pas c’est que dans la pratique un grand nombre d’Etats font la même chose fait  mais de manière officieuse.

En effet, donnez-moi un pays dans lequel l’influence du chef de l’Etat ou son autorisation en aval n’est pas nécessaire pour la nomination du directeur de la banque centrale ?

Si les médias internationaux parlent autant de la Hongrie et que les critiques sont si nombreuses c’est parce que le premier ministre hongrois s’attaque au monde des finances, ce que bien d’autres politiques notamment des socialistes dans d’autres pays européens rêveraient de faire mais ne l’avouent qu’à demi-mot.

Le problème est que les personnes auxquelles s’attaque le gouvernement sont des personnes puissantes qui ont tout intérêt à faire tomber le gouvernement et à en montrer une image négative et souvent exagérée.

Toujours dans la Constitution, pour ce qui est des craintes quant à la disparition « de la république hongroise », il faut savoir que ce mot n’a pas du tout le même sens et la même valeur là-bas qu’ici et cela n’est pas synonyme contrairement à chez nous d’une dérive autoritaire.

Le contexte dans lequel la République française a disparu en 1940 n’est pas du tout comparable.

Enfin le dernier point sur lequel j’aimerais revenir et qui revient tout le temps, c’est celui de la situation des roms en Hongrie.

Il y a un problème avec les Roms et je suis le premier à le déplorer. Nous allons évidemment tous penser que la Hongrie est un pays xénophobe et limite fasciste si à chaque reportage nous nous rendons à Gyögyöypata l’un des villages administrés par le Jobbik qui en fait un camp géant d’expérience raciste et néo-fasciste.

Pour ce qui est de ces problèmes, seuls les villes et villages administrés par le Jobbik sont le théâtre de démonstrations anti-roms consenties par la population et la police.

Il y a eu des problèmes avec la police nationale qui n’a en effet pas assuré son rôle et n’a rien fait pour protéger les roms lors de ces démonstrations anti-roms, mais rappelons que le gouvernement a réprimé certains membres de la police et a interdit les démonstrations « en costumes nazis ».

De plus comment expliquer alors que le gouvernement hongrois a proposé, et c’est bien l’un des seuls je crois, une solution européenne au problème des roms ? ( voir mon  article précèdent : Bilan de la présidence hongroise de l’Union Européenne du 15 juillet).

Dire que le gouvernement hongrois comme je l’entends souvent parce que de droite et conservateur est un gouvernement d’extrême droite est une absurdité, ce n’est pas parce que dans le mot extrême droite il y a le mot droite que les deux se mélangent, le raccourci est trop facile bien que parfois il n’y ait qu’un pas entre les deux je vous l’accorde il n’a pas été  franchi et ce risque existe partout, idem pour la gauche et l’extrême gauche.

Concernant les derniers points sur lesquels il y a polémique à savoir la reconnaissance de seulement treize religions et qui seront de facto les seules à bénéficier de subventions de l’Etat, je tiens à dire tout simplement qu’il en est ainsi dans de nombreux Etat et que personne ne s’en plaint.

Et enfin, pour terminer, le passage à un vote uninominal à un tour, au lieu de deux, n’a rien d’antidémocratique et des pays l’ont déjà prouvé par le passé et continuent de le faire.

Enfin deux mots sur les inquiétudes infondées selon lesquelles des membres du Fidesz parti au pouvoir auront accès à des postes-clés dans des institutions au mandat plus long que les parlementaires.Cela a déjà été le cas dans l’histoire du pays et n’a posé aucun problème. De plus, ces mêmes membres appartenant au Fidesz sont bel et bien indépendants puisqu’ils sont, tout comme la Commission Européenne, qualifiés de contraires à la constitution hongroise et aux traités européens la loi sur les médias pourtant votée par le Fidesz.

Ainsi je voulais juste apporter des nuances grâce à des éléments supplémentaires que je pense indispensable pour comprendre la situation et qui ne figurent que très rarement aux informations.

J’ai aussi voulus comprendre pourquoi une grande partie de la population soutient ce gouvernement et pourquoi le premier ministre hongrois est le  troisième homme politique préféré des hongrois dans un tel conteste de contestations.

De plus les choses qui ressortent à l’étranger sur le pays, ne font que crée des litiges et font naître en Hongrie quelques choses de nouveau et de très effrayant, à savoir un sentiment anti-européen accompagner de l’extrémisme montant. Chose navrante et à long terme et  préjudiciable pour les hongrois, européens et les bonnes relations au sein de l’Union Européenne, dans l’un des pays les plus europhile de l’Union.

En somme les hongrois aimaient l’Europe mais pour encore combien de temps ?



Les inventions hongroises :
8 septembre, 2011, 23:37
Classé dans : culture

Eau gazeuse Anyos Jedlik, 1826.
Jumelle, Jozsev Petzval 1840.
la Dynamo par en Anyos Jeldik 1861.
Téléphone Exchange Tivadar Puskas 1878.
Ford Model T, Jozsef Galamb, 1908.
Prix Pulizer, Jozsef Pulizer 1917.
Locomotive Kalman kando 1920.
Hélicoptère, Oszkar Asboth, 1928.
Réfrigérateur Léo Szilard 1929.
Kodaly Methode, Zoltan Kodaly, 1929.
Ballpoint Pen, Laszlo Biro, 1931.
Boîte de vitesse automatique Laszlo Biro 1932.
Vitamine C, Albert Szent Györgyi 1932.
Appareil photo Jozsef Mihalyi 1938.
Ordinateur Janos Neumann, 1944.
Holographie Denes Gabor, 1947.
Enregistrement sur disque Karoly Peter, Goldmark 1948.
Télévison couleur Karoly Peter Goldmark, 1948.
Lentille de contacte souple par Istvan Gyorffy 1959.
Bus articuler Laszlo Rozsa, Gabor Lassu, Béla Szini 1960.
Rubik cube par Ernö Rubik en 1974.
BWV moteur diesel, Ferenc Anisits, 1983.
Kit de réalité virtuelle Daniel Ratai, 2010.



La Culture en bref :
30 août, 2011, 22:37
Classé dans : culture

Tout repas commence par une soupe (leves en hongrois). Certaines sont si complètes qu’un dessert suffit ensuite. Parmi ces soupes figure le fameux goulache ou gulyáshús, qui désignait à l’origine la « viande du vacher ». Ce mets, à base d’oignon, de matière grasse, de viande de bœuf, de paprika et de légumes, est considéré aujourd’hui comme la spécialité hongroise par excellence. D’autres types de soupes existent, comme les très consistants fözelék à base de légumes (courge, épinard, pomme de terre…) agrémentés d’un vagdalt, appelé plus communément fasirt (petite boule de pain et de viande aillée et frite).  En été, les Hongrois consomment en entrée une soupe de fruits froide, en général aux griottes (meggyleves).  Parmi les plats principaux, les Hongrois se délectent bien souvent de viandes et de légumes panés (rántott en hongrois), hérités de l’Empire austro-hongrois. On consomme par ailleurs beaucoup de plats en sauce, comme le pörkölt, le tokány ou le paprikás. Une des excellentes spécialités est le chou farci de viande de porc et de riz, servi avec de la crème aigre. Un petit accompagnement de salade (saláták) est parfois proposé avec les plats. Il ne s’agit toutefois pas d’une salade verte telle qu’on la connaît mais de chou ou de concombre marinés dans du vinaigre. En guise de dessert, d’excellentes crêpes (palacsinta), fourrées aux pommes, au pavot, aux noix, aux châtaignes, à la confiture, sont souvent proposées. Elles peuvent être servies en entrée si leur garniture est salée. Les nombreux salons de thé offrent tous de succulentes pâtisseries : le beigli (spécialité de pavot ou de noix que l’on trouve essentiellement à la période de Noël) ; la dobos torta (superposition de six fonds de tarte, fourrés de crème au beurre chocolaté, le tout recouvert d’un glaçage au caramel), le Gerbeaud (il doit son nom à son créateur et à la célèbre pâtisserie de la place Vörösmarty) est un gâteau si facile, paraît-il, à préparer qu’on peut le faire chez soi ; le krémes (prononcer « crémèche ») est un gâteau carré composé de crème à la vanille et entouré de deux épaisseurs de pâte feuilletée ; le franciakrémes (même principe que le précédent avec moitié de crème à la vanille, moitié de crème fouettée et la couche supérieure de pâte feuilletée recouverte d’un glaçage au café ou au caramel) ; le flódni (gâteau hérité de la cuisine juive, sorte de millefeuille à trois couches, une de pavot, une de noix, une de pommes, et parfois une quatrième, pour la route, de confiture d’abricot) ; le rétes, qui est l’un des desserts hongrois les plus connus : pâte très fine, fourrée au pavot (mákos), aux noix (diós), au túro ou aux griottes !

La vitiviniculture hongroise peut se targuer d’un passé millénaire. Le pays produit beaucoup de vins originaux, aux arômes subtils et raffinés car il se trouve au point de rencontre entre les climats continental et méditerranéen, qu’il est composé d’un sol riche et diversifié, et qu’un nombre important de cépages locaux y sont cultivés. La région de Tokaj, berceau de vins royaux, située dans le nord-est, produit le fameux vin du même nom. Louis XV disait du tokaj qu’il était « le roi des vins et le vin des rois ». C’est la fierté de la viticulture hongroise, ce vin doux liquoreux est comparable à un Sauternes, très aromatique et extrêmement vivant. La fameuse liqueur Unicum est réalisée à partir de plus de quarante variétés de plantes et de racines, qui lui donnent ce goût si particulier. On dit qu’il faut un an de consommation d’Unicum pour s’y faire. A chacun son appréciation… Les eaux-de-vie blanches (abricot, poire, etc.) sont, elles, à déguster sans réserve : ces pálinka, malgré 40° d’alcool, se révèlent pleines de saveur et de fraîcheur.



Les principaux pouvoirs en Hongrie :
30 août, 2011, 22:36
Classé dans : Histoire,politique

La Hongrie est une république parlementaire, la durée d’un mandat pour le premier ministre (issus de la majorité) est de quatre ans.
Depuis les premières élections pour leur gouvernement en 1989 suite au départ des Soviétiques, le paysage politique est régit par deux grand partis : Le MSZP partis socialiste qui a été sanctionné lors de ces premières élections socialisme étant devenus à l’époque synonyme de communisme. Il prendra le pouvoir quatre ans plus tard ( à vérifier).
L’autre grand partis est le FIDESZ actuellement au pouvoir, partis de droite allié au partis populaire chrétien démocrate KDNP.
De 1989 à 1993 c’est le Forum démocratique hongrois qui à gouverner (MDF) sous son règne l’extrême droite à fait une percé et cela pour la première fois de l’histoire du pays.
Depuis les dernière élections de 2010, le Jobbik partis d’extrême droite est devenus troisième force du pouvoir derrière le FIDESZ et le MSZP. Sont aussi présent au parlement le LMB les verts socialistes.
Enfin un partis qui à eut beaucoup d’influence par le passé et qui est aujourd’hui très marginalisé est le FKGP partis indépendants des petits propriétaires.



Economie quelque chiffres :
30 août, 2011, 22:35
Classé dans : economie

La Hongrie à rejoint l’OCDE en 1996.
Elle a été pendant très longtemps « le meilleur élève » parmi les néo-entrant de l’UE en 2004.
Le PIB hongrois a augmenter de 42% entre 1995 et 2009
Dette publique est en 2009 de 85,2% en dessous de la moyenne de l’OCDE qui est de 90,6%
Déficit budgétaire -4,3% du PIB.
Chômage : 10.8%
Inflation : 3%
PIB par habitants : 19765. variation entre 1995 et 2009 : +47%.
La Hongrie à sévèrement touchée par la crise de 2008, avec pour la première fois depuis 1995 une baisse de son PIB -6,3%.
Aujourd’hui elle remonte la tête, et devrait connaître une croissance de 3% pour 2011.
La monnaie a été pendant très longtemps le Pengös.
Puis en 1945, l’URSS abolie cette monnaie et crée le Forint, monnaie actuelle du pays, elle stagne entre 250HUF et 280HUF pour 1€.
Les femmes représentaient 46,1% de la population active, un taux presque inchangé depuis 1992 supérieur à la moyenne de l’OCDE.
Espérance de vie 73,8 ans.
La Hongrie est le pays de l’OCDE ou la part des dépenses pharmaceutique ont été les plus élevées.
La Hongrie est le pays de l’Union Européenne ou le taux d’incidence du VIH est le plus bas.
La croissance économique à repris en 2010 grâce à la demande extérieure.



La Faune hongroise :
30 août, 2011, 22:34
Classé dans : Geographie

Les Csikôs, dresseurs de chevaux et cavaliers de la steppe hongroise, continuent de perpétuer les traditions ancestrales et de préserver leur savoir-faire. Plusieurs milliers autrefois, ces gardiens occupaient une position hiérarchique importante. Aujourd’hui, ils ne sont plus que quelques familles à vivre de ce métier.
Hongrois également, les moutons raczka à la toison longue et bouclée ainsi que des oies qu’on gave aujourd’hui pour produire un excellent foie gras. Les races de chiens de berger acclimatés à la Hongrie comportent des mâtins, tels que le grand komondor blanc, et le kuvasz, un grand animal à poils ras gardien fidèle des troupeaux, qui était, à ce qu’il paraît, capable aussi de tenir tête aux loups, ainsi que des petits chiens de berger très sociables, comme les puli souples et rapides, les mudi et les pumi aux poils touffus et sombres. Parmi les chiens de chasse, on peut citer le braque hongrois vizsla, qui est un chien d’arrêt, et le magyar agár, un très joli lévrier.



Le Lac Balaton :  » La petite mer de Hongrie »
18 août, 2011, 21:43
Classé dans : culture,Geographie

Ainsi est le noms donnée par les hongrois au Lac Balaton, le plus grand du pays.
Sa superficie est de 600 km2, une longueur d’environ 80 km et une largeur qui atteint 14 km, ce lac d’eau douce est le plus grand d’Europe.
IL se situe a 160Km a peu près de Budapest la capitale, on peut s’y rendre en voiture compter a peu près deux heures et demi, en train beaucoup plus long tout dépend de la destination choisit au bord du lac mais pour certaine le trajet peut prendre quatre heure !
Ce lac naturel est une destination privilège des hongrois qui en ont les moyens, mais d’année en année les classes moyennes sont de plus en plus nombreuses, disons que dans la majorité la population est issue de classes moyenne aisés.
En été la température de l’eau peut se situer entre 20° et 26°. Ceci s’explique par le fait que l’eau est peu profonde sauf au milieu du lac, de plus le lac Balaton à un micro climat qui est aussi du aux différents monts et volcans éteint qui l’entourent. Ces monts et volcans possèdent de grandes réserves d’eau minérales, ainsi il est possible de visiter les nappes phréatique de Tapolca.
Evidemment on peut y pratiquer toutes les activités habituelles d’un lac comme le bateau a voile, la planche à voile, les baignade, la pêche….
Le lac Balaton est possèdent 40 espèces de poissons, c’est pourquoi la pêche y est aussi importante.
La viticulture est omniprésente dans cette environnement, tous le long des collines qui vallonnent le lac des vignes sont présentent le vin du lac Balaton est très réputé en Hongrie, de plus grâce au raisins ont peut faire de la grapa locale appelé Palinka incontournable en Hongrie.
Au bords du Lac Balaton se déroule chaque année dans chaque village le festival du vin et ce pendant une semaine !
Autre évènement à ne pas manquer si vous êtes dans la région est la traversé du Lac Balaton, une traverser à la nage de 5,2 Km pour tous les fanas de nage, entre Révfulöp et Balatonboglar. De plus il existe une piste cyclable de 231 Km avec laquelle vous pourrez faire le tour du lac !
Les villes a visiter : Siofok, Tapolca, Balatonfüred, Veszprem, Keszthely et la presque île de Tihany.



Bilan de la présidence hongroise de l’Union Européenne :
21 juillet, 2011, 1:24
Classé dans : politique

Tout comme l’article du neuf mai, je vais m’intéresser a la présidence hongroise de l’Union Européenne : je m’attendais a ce qu’on en parle tout de même un peu, une critique ou deux à propos de la loi sur les médias de janvier 2011 ou encore la nouvelle constitution.
Et bien non pas un mot, c’est vrais ils l’avaient si bien fait lors des trois premier mois de cette année que je m’attendais à ce qu’ils nous le rappel. De plus je ferais remarquer que pas grand monde ne sait que c’est maintenant la Pologne qui assure la présidence tournante de l’Union Européenne car la encore sa n’intéresse personne.
Il est vrai que depuis Janvier 2011, de nombreux événements majeurs ont fait de l’ombre aux succès de la présidence hongroise de l’Union Européenne, je pense notamment « au printemps Arabe », à la crise de la dette européenne, la mort de Ben Laden et bien d’autres.
Alors dans cette triste et sombre période que l’Europe traverse, souvent désunis, parlons de quelques exceptions qui se sont fait remarquer lors de ces six derniers mois. Si la plus part des objectifs de la présidence hongroise de l’UE ont été réalisés c’est en partis grâce à des soutiens venant des autres Etats membres, ce qui traduit une certaine volonté politique et une forme d’union.
Alors il est temps pour moi maintenant de rappeler les objectifs majeurs de la présidence hongroise de l’UE et de dire ce qui à été fait :

Tout d’abord, le projet d’aménagement du Danube a été adopté, les pays membres du Danube et d’autres qui rentrent dans la coopération vont coopérer pour favoriser le transport fluvial dans le Danube ainsi que la protection de l’environnement.
Ensuite, après de nombreuses discutions la présidence hongroise de l’UE a réussis à fixer une date pour l’adhésion de la Croatie dans l’UE, en clôturant tout les chapitres. L’adhésion de la Croatie à l’UE est prévue pour 2013. De plus dans le même temps ils sont ouvert les quatre premier chapitres pour l’adhésion dans l’UE de l’Islande, les chapitres restant seront traité par la Pologne et le Danemark lors de leur présidence respectivement de Juillet 2011 à Décembre et de Janvier 2012 à Juin 2012.
Autre point majeur celui de la question de l’intégration des Roms en Europe, un problème important auxquelles ne sont pas seulement confronté les pays d’Europe Centrale et Oriental mais aussi les pays d’Europe Occidental, ils représentent à peu près huit millions de
personnes dans toutes l’UE. Les Roms sont les premières victimes des risques sociaux et économique, de plus ils sont souvent discriminer c’est pourquoi tous les Etats membres de l’UE devront adopter des plans nationaux d’aide à l’intégration des Roms et ce jusqu’en 2020, ces plans seront évalué sur le long terme par un organisme de l’UE.
Cette idée à été porté avec succès par la Hongrie, que les médias étranger montrent comme un Etat fascistes qui veut se débarrasser des Roms.
Ensuite en ce qui concerne la politique européenne d’élargissement dont j’ai parlé auparavant avec la Croatie et l’Islande, la Hongrie à multiplier les rencontres avec les Etats Balkaniques candidats ou futures candidats à l’adhésion de leur pays dans l’UE, c’est pourquoi Monsieur Orban et d’autres représentants de la Hongrie se sont t rendus de nombreuses fois en Serbie, Croatie, Albanie, Macédoine, Monténégro, Bosnie, et Kosovo.
Des progrès ont été réalisés par ces pays là dans de nombreux domaines grâce à la volonté de rejoindre un jour l’UE.
Après avoir vus les grandes thématiques qui ont été traité par la Hongrie dans le cadre de la présidence tournante de l’Union Européenne, nous allons nous intéresser à d’autres sujets certes peut être pas prioritaires par rapport à d’autres mais qui ont tout même été traités.
La présidence hongroise de l’UE à traité des sujets d’une grande diversité, des sujets traditionnels comme l’immigration, la politique monétaire, celle de l’élargissement, les droits des citoyens européens et d’autres moins fréquent comme la cybercriminalité, la gestion des catastrophes naturelles à l’échelle européenne, la situation des Roms, l’environnement…
Nous ne pouvons pas parler de tous ce qui à été fait, c’est pourquoi je me suis permis de faire une sélection, mais je vous invite bien sur à aller visité le site officiel de la présidence hongroise de l’UE : http://www.eu2011.hu/ ainsi que de lire mon article précèdent datant du neuf mai qui parle notamment de d’autres sujets traité comme les nouveaux droits des citoyens dans le domaine hospitalier ou encore la gestion commune à l’échelle européenne des catastrophes naturelles.
C’est ce que nous allons voir ici :
Extrait de http://www.eu.2011.hu/
Au mois d’avril, les institutions européennes sont parvenues, à l’issue de longues discussions, à un accord sur la simplification de la règlementation relative aux dénominations textiles.
Cette décision est importante car elle met non seulement un terme à des discussions qui traînent depuis bien longtemps mais car elle simplifie également la réglementation de l’Union, améliorant ainsi le fonctionnement du marché intérieur.
Depuis qu’une proposition de règlement avait été présentée par la Commission en 2009, le Parlement européen et le Conseil se sont efforcés de parvenir à un accord sur ce texte, sur lequel les députés européens ont déposé au total 63 amendements en première lecture. Le règlement qui est aujourd’hui sur le point d’être adopté remplacerait, à compter du mois de janvier 2012, trois textes antérieurs, en simplifiant notamment l’autorisation pour les nouveaux types de produits textiles.
Moins de fourrure, plus de réflexion
Le Conseil a adopté, en deuxième lecture, la demande des députés européens de faire figurer obligatoirement sur les produits textiles les parties non textiles d’origine animale. Les députés européens ont estimé que cela permettrait d’éviter par exemple qu’une personne qui souffre d’une allergie à la fourrure ou un défenseur des animaux n’achète de la fourrure ou un produit contenant de la fourrure contre son gré.

L’idée de favoriser la médecine en ligne dans un cadre qui lui soit propice c’est-à-dire avec des systèmes de santé performant à été évoqué lors de la conférence « eHealth Week »

A la suite de l’accord auquel sont parvenus, fin mai, les membres des délégations du Conseil et du Parlement européen sur la directive relative au péage des poids lourds, le texte a été officiellement adopté par le Parlement le 7 juin 2011, mettant ainsi un point final à un dossier en suspens depuis 2008. Il ne sera donc pas nécessaire d’engager de nouveau une longue procédure législative.

Lors du débat sur la directive Eurovignette qui s’est déroulé à Strasbourg, le 7 juin, Enikő Győri, ministre déléguée aux affaires européennes, a salué au nom de la présidence hongroise, avant même qu’il ne soit voté, l’accord avec le Parlement. La ministre déléguée a déclaré que l’adoption de ce texte législatif répondait àl’ambition de la présidence, qui visait à placer les citoyens au cœur des préoccupations. « C’est une directive qui permettra assurément d’améliorer la qualité de vie des citoyens européens », a-t-elle affirmé.
Embouteillages, pollution atmosphérique et sonore
« L’objectif de la proposition sur les charges à payer pour les poids-lourds pour l’utilisation de certaines infrastructures est de définir les prix de transport de manière à ce qu’ils reflètent plus précisément les coûts réels des poids-lourds, en tenant compte de la pollution atmosphérique et sonore, des embouteillages et du changement climatique », a rappelé Mme Győri.
La ministre déléguée a affirmé que les problèmes susmentionnés allaient en s’aggravant, raison pour laquelle des mesures appropriées et innovantes, telles que les subventions en faveur de véhicules écologiques et le développement de dispositifs de planification d’itinéraires, revêtaient une importance croissante.
A l’issue des discussions menées au Parlement, Enikő Győri a rejeté les avis de ceux qui estimaient que le Conseil n’avait pas suffisamment tenu compte des aspect environnementaux. Si cela avait été le cas, cette directive n’aurait pas vu le jour, a-t-elle ajouté.
La ministre déléguée a rappelé que des recommandations détaillées avaient été adoptées en matière de charges à payer pour l’utilisation de l’infrastructure, au moins 15 % des recettes provenant des tarifs devant être consacrés au financement de projets de transport transeuropéens (RTE-T). Dans son allocution de clôture, Enikő Győri a souligné que les tarifs différenciés pouvaient être instaurés à certains endroits et à certains moments afin d’éviter les embouteillages, les véhicules les plus polluants circulant dans les régions montagneuses pouvant désormais faire l’objet d’un « supplément montagne » en fonction des coûts externes occasionnés.
La directive définit les tarifs maximaux que les Etats membres peuvent appliquer pour les coûts externes liés à la pollution atmosphérique et sonore. Le principe de base veut que les véhicules moins polluants payent moins, les véhicules répondant à une norme de pollution EURO 5 étant même exemptés à titre provisoire jusqu’au 31 décembre 2013, et ceux répondant à une norme de pollution EURO 6, jusqu’au 31 décembre 2017. L’écart entre les différents tarifs risque d’être plus important en fonction des périodes d’embouteillage afin d’inciter les propriétaires des poids-lourds à rouler en-dehors des heures de pointe. Les véhicules les plus polluants (EURO 0-1-2 et, à compter de 2015, EURO 3) circulant dans les régions montagneuses seront soumis à une évaluation sévère.
Les Etats membres peuvent décider librement s’ils souhaitent exempter les véhicules de moins de 12 tonnes après 2012, mais doivent pour ce faire exposer leurs motifs à la Commission.

Enfin en dernier lieu j’aimerais revenir sur une avancé majeur en terme de législation et de droits du citoyens avec de nouvelles mesures adoptée par le conseil européen concernant la protection des victimes et les droits de successions.
En voici un extrait :
Lors de leur réunion du 10 juin 2011, à Luxembourg, les ministres de la justice sont parvenus à un accord sur le dossier relatif aux mesures de lutte contre la cybercriminalité et sur la directive concernant la décision d’enquête européenne. Ils ont également adopté le programme sur la protection des victimes et les conclusions relatives à la mémoire des victimes des régimes totalitaires.
A l’occasion de la conférence de presse qui s’est tenue pendant la réunion du Conseil, Tibor Navracsics, ministre de l’administration publique et de la justice, qui présidait la réunion, a insisté sur quatre points de l’ordre du jour, qualifiant le consensus dans ces dossiers de « progrès important ».
Mesures de lutte contre la cybercriminalité
Le Conseil a adopté une approche générale relative à la proposition de directive relative aux attaques visant les systèmes d’information, position qui servira de base en vue des négociations du Conseil avec le Parlement européen. Cette proposition de directive réactualise la décision-cadre de 2005 (2005/222/JHA), fixe des règles minimales relatives à la définition des infractions et des peines en ce qui concerne les attaques contre les systèmes informatiques.
Lors de la conférence de presse, M. Navracsics a souligné « qu’un consensus avait été atteint même si plusieurs Etats membres avaient plaidé pour des mesures plus ambitieuses et plus volontaristes ». Afin de parvenir à un compromis, a été supprimée de la proposition la disposition visant à qualifier de circonstance aggravante une attaque commise en possession de l’identifiant d’un ordinateur.
Décision d’enquête européenne
Une approche générale partielle a été adoptée par les Etats membres sur la directive concernant la décision d’enquête européenne (DEE), laquelle permettra à un Etat membre de mener une enquête à la demande d’un autre Etat membre. Cette activité d’enquête pourra comprendre notamment : audition de témoins, perquisitions, saisies, écoutes téléphoniques, surveillances et surveillance de comptes en banques.
L’approche générale partielle signifie, selon le ministre Navracsics, qu’une position commune a été adoptée sur les dispositions générales de la directive mais que le débat relatif à la partie spécifique, à savoir aux dispositions spécifiques, se poursuivra sous présidence polonaise.
Victimes des régimes totalitaires
Le Conseil a adopté les conclusions relatives aux victimes des crimes commis par les régimes totalitaires. Dans ce document, il est proposé que le 23 août soit proclamé journée de commémoration de la mémoire des victimes des crimes commis par des régimes totalitaires, a rappelé M. Navracsics lors de la conférence de presse. Ce document nous permettra de perpétuer, à l’avenir, la mémoire des victimes dans le cadre de projets dans les domaines de la recherche, de l’éducation et de l’enseignement, ainsi qu’au travers d’une coopération entre des instituts de recherche, a ajouté le ministre. M. Navracsics a souligné qu’outre la présidence hongroise, la Pologne et la Lituanie avaient également joué un rôle très important dans l’adoption de ce document.
Protection des victimes
Le Conseil a adopté le Programme de Budapest sur la protection des victimes, lequel, en accordant la priorité aux mesures visant à protéger les victimes d’actes criminels, permet une protection des victimes au niveau européen.
Viviane Reding, commissaire européenne en charge de la justice et des droits fondamentaux, a souligné, lors de la conférence de presse, que le Programme de Stockholm avait été adopté pour protéger les droits des accusés, et que le Programme de Budapest instaurait aujourd’hui, de par la protection des droits des victimes, un équilibre.
Harmonisation des règles en matière de succession
Mme Reding a également évoqué un cinquième sujet, indiquant que les ministres de la justice étaient parvenus à un accord sur les principes de base du projet de règlement visant à mettre en place des règles unifiées en matière de succession au sein de l’Union européenne.
Dans les cas d’affaires successorales de couples de nationalités différentes ou vivant dans deux Etats membres différents, les autorités des deux pays sont aujourd’hui compétentes et les législations de chaque pays, qui, dans certains cas peuvent être contradictoires, sont applicables. La règle harmonisée au niveau de l’Union européenne prévoit qu’un seul critère soit désormais pris en compte, à savoir le pays de résidence du défunt avant son décès. Dans le cas où le couple international en question opte pour la législation de son pays d’origine, il y aurait tout de même une exception. Pour illustrer ce problème qui complique la vie des citoyens, Mme Reding a évoqué l’exemple d’un couple allemand résidant en France. Si l’époux décède, selon la législation allemande, c’est le droit allemand qui doit être appliqué en matière de succession (sur la base de la nationalité). En revanche, selon la législation française, qui accorde la primauté au lieu de résidence et non à la nationalité, c’est le droit français qui s’applique. Le droit allemand dispose par ailleurs que l’épouse doit partager la succession avec les frères et les sœurs du défunt tandis que, d’après le droit français, c’est elle qui recevrait l’intégralité de l’héritage.
Mme Reding a qualifié l’accord de véritable progrès. Elle estime que la mise en place d’une réglementation unique en matière de succession au sein de l’Union européenne garantira à l’avenir une sécurité juridique et permettra aux citoyens de tirer profit du droit à la libre circulation.
La présidence hongroise de l’UE s’est efforcée non sans difficultés de garder les acquis de l’espace Schengen et aussi à défendre le mandat d’arrêt européen et le brevet européen qui est mentionné dans l’article du neuf mai :
En effet, l’Italie et de la France ont formulé une demande commune de réinstaurer les droits de douanes provisoirement à cause des difficultés rencontrer sur la gestion des flux massif d’immigrants suite au printemps arabe.
De même l’un des principaux objectif de la Hongrie été de faire rentré dans l’espace Schengen la Roumanie et la Bulgarie entrer tous deux en 2007 dans l’UE. Beaucoup de pays dont la France été contre estiment que ces derniers ne garantissaient pas encore les normes suffisantes pour en faire partis, chose que la Hongrie a démentit, après ces six mois et une évaluation de la situation dans les deux pays le choix sera finalement prise sous la présidence Polonaise en Septembre.
Nous pouvons nous réjouir que de nombreux point seront retraités sous les présidences Polonaise et Danoise, grâce à cette initiative et coopération nous pouvons espérer aboutir à quelque chose. Cela offre en effet bien plus de possibilité car les points seront traité sur 12 voir 18 mois au lieu de 6, une initiative à la base hongroise.


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